Tour de France 2023 : 20e étape, l’étape de tous les dangers
La 20e étape du Tour de France 2023 s’annonce comme un véritable défi pour les coureurs, avec quatre cols emblématiques à franchir. Cette étape, longue de 170,9 km, comprend un col de première catégorie, le Télégraphe (11,9 km à 7,1 %), et trois cols hors-catégorie : la Croix de Fer (24 km à 5,2 %), le Galibier (17,7 km à 6,9 %) et le col de Sarenne, qui mène à l’Alpe d’Huez (12,8 km à 7,3 %), totalisant un dénivelé positif de 5 450 mètres.
Thierry Gouvenou, le traceur du Tour, a décrit cette étape comme « le marathon de la montagne », soulignant la nécessité d’une grande endurance face à l’altitude et à la fatigue accumulée durant les trois semaines de course. Bien que les leaders n’aient pas connu de défaillances majeures récemment, cette étape pourrait changer la donne.
Le col de Sarenne, qui sera emprunté pour la première fois en montée dans le cadre du Tour, a déjà été descendu en 2013 et a vu son ascension lors du Dauphiné en 2017, où le Britannique Peter Kennaugh s’était imposé.
Un contraste saisissant se profile entre l’ascension des 21 lacets de la veille, marquée par l’effervescence des spectateurs, et le silence imposé sur le col de Sarenne, qui sera interdit au public sur environ dix kilomètres pour des raisons de sécurité et de protection de l’environnement. Les quatre derniers kilomètres seront identiques à ceux de la veille.
L’étape se terminera une heure plus tôt que d’habitude, permettant aux coureurs de prendre un train spécialement affrété à la gare de Grenoble pour rejoindre Versailles et leur hôtel en région parisienne avant la dernière étape prévue dimanche à Thoiry.
Source : Tour de France
