Handicap à l’école : « Mon fils âgé de 5 ans a besoin d’une accompagnante à 100 % »
À Toulouse, une mère d’élève alerte l’inspection académique de la Haute-Garonne concernant la situation de son fils de cinq ans, scolarisé en grande section dans une école maternelle. Ce dernier n’a pas bénéficié d’un accompagnant spécialisé (AESH) à plein temps depuis l’année dernière, et la situation reste inchangée pour la rentrée scolaire 2026.
L’année scolaire a débuté, et de nombreux parents s’inquiètent de ne pas avoir pu obtenir un AESH à temps plein pour leur enfant en situation de handicap. C’est le cas d’une mère toulousaine qui se bat pour que son fils, scolarisé à la maternelle du Château de l’Hers, soit accompagné à temps complet. Malgré ses efforts, y compris l’envoi de deux courriers aux services de l’Éducation nationale, elle n’a reçu aucune réponse. Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’académie a subi une cyberattaque en août, entraînant des perturbations dans ses services.
« Il n’arrive pas à travailler seul en classe »
La mère, qui souhaite garder l’anonymat, déclare : « Mon fils a besoin de quelqu’un à 100 % ». En 2025, il avait bénéficié d’une AESH, mais seulement à mi-temps. Atteint d’un trouble du spectre autistique (TSA), l’enfant a des difficultés à travailler seul, perdant sa concentration et ayant parfois des comportements inappropriés. Bien qu’il ait obtenu une notification de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) en novembre 2025, cette notification n’a pas permis un recrutement adéquat.
8 431 AESH pour l’ensemble de l’académie de Toulouse
Pour pallier l’absence d’AESH, l’établissement a dû partager le temps d’une AESH déjà présente, initialement affectée à un autre élève. Cela a gravement impacté la scolarité des deux enfants concernés. Le manque d’AESH est un problème récurrent en Haute-Garonne, malgré le recrutement de 99 accompagnantes supplémentaires pour l’académie de Toulouse, qui comptait 8 431 AESH à la fin de l’année 2025.
La situation soulève des questions sur la capacité du système éducatif à répondre aux besoins des élèves en situation de handicap, et les parents continuent d’exprimer leurs inquiétudes quant à l’avenir de leurs enfants dans ce contexte.
Source : La Dépêche

