Petites maisons ouvrières des Argoulets : la mairie de Toulouse répond aux locataires mécontents
La mairie de Toulouse, confrontée aux accusations de mépris et d’opacité de la part des locataires de la cité Georges-Hyon, s’efforce d’apaiser le dialogue. L’élu à l’urbanisme, Jean-Baptiste de Scorraille, a rejeté toute volonté de délogement autoritaire et a promis des échanges individuels suivis de réunions collectives après la remise d’une étude d’urbanisme. Bien qu’il reconnaisse des maladresses dans la communication, il maintient le cap sur la densification urbaine, jugée essentielle pour répondre à la pénurie de logements. Quinze logements devraient être sauvegardés.
La pétition des locataires, qui a déjà recueilli près de 2 000 signatures, a incité la mairie à s’engager dans des entretiens individuels avec les 32 résidents concernés, dont 17 sont prévus pour démolition. Une étude par l’agence d’urbanisme AUAT est en cours pour déterminer le devenir du site.
Les locataires ont exprimé leur souhait d’être reçus en groupe, une demande que la mairie a acceptée pour une phase ultérieure, après les consultations individuelles. Jean-Baptiste de Scorraille a admis que le terme « vétuste » utilisé pour décrire les logements pourrait avoir été mal choisi, précisant que les habitations ne répondent plus aux exigences modernes, notamment face aux enjeux climatiques.
Concernant la proposition de réhabilitation maison par maison, l’élu a indiqué que le coût pourrait être supérieur à celui d’une démolition suivie d’une reconstruction. Il a également souligné l’importance de conserver une partie du patrimoine tout en répondant à la demande croissante de logements sociaux, qui atteint actuellement 40 000 demandes à Toulouse.
Les locataires ont fait remarquer que 704 logements avaient été construits dans un rayon de 300 mètres autour de leur cité, ainsi que d’autres projets en cours. De Scorraille a reconnu les transformations significatives du quartier, tout en affirmant que la ville devait faire face à ses obligations en matière de logement.
Enfin, face aux inquiétudes des habitants concernant la confiance envers leur bailleur, l’élu a affirmé qu’il n’était pas question de mépris, mais plutôt d’amélioration des conditions de vie. Le projet, selon lui, vise à permettre à ceux qui le souhaitent de rester sur place tout en répondant à la nécessité de densification.
Source : La Dépêche

