Rentrée scolaire à Toulouse : Plus d’un demi-milliard d’euros investis dans les écoles
La ville de Toulouse a investi plus d’un demi-milliard d’euros entre 2014 et 2026, a déclaré Jean-Luc Moudenc, maire et président de Toulouse Métropole, lors de son point presse de la rentrée scolaire, le 26 août. Ce montant a été consacré à divers projets tels que la réhabilitation, la rénovation thermique et l’installation d’une pièce climatisée dans chacune des 213 écoles publiques de la ville. Moudenc a également évoqué la baisse de la démographie scolaire et son impact sur les priorités éducatives de son mandat.
En ce début d’année scolaire 2026-2027, les effectifs dans les écoles toulousaines sont en légère baisse. Près de 31 586 élèves sont inscrits, dont environ 19 445 en élémentaire et 12 141 en maternelle. Au cours de ses deux mandats, Moudenc a souligné la création de quarante nouvelles écoles.
Baisse de la démographie scolaire
Le maire a indiqué que la démographie scolaire dans le département est en déclin, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le budget éducatif. Pour 2025, le budget alloué à l’éducation est de 55,5 millions d’euros en investissement et 120 millions d’euros en fonctionnement et personnel. L’inspection académique de la Haute-Garonne a décidé de supprimer plus de 190 classes pour 82 ouvertures cette rentrée, en raison d’une baisse d’environ 2 600 élèves attendus.
Nouvelles infrastructures scolaires
Cinq écoles, dont une nouvelle, ouvriront cette année. Le groupe scolaire Marie de Gournay, qui accueillera ses premiers élèves le 1er septembre, dispose d’une capacité de 22 classes. Le coût de la partie scolaire s’élève à 15,5 millions d’euros. Par ailleurs, des travaux de réhabilitation ont été réalisés au groupe scolaire Jolimont pour un montant de 13,5 millions d’euros, visant à améliorer les infrastructures existantes.
Problèmes d’accompagnement des élèves en situation de handicap
Jean-Luc Moudenc a également abordé la question des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), soulignant que l’État n’a pas respecté ses engagements concernant leur rémunération sur le temps périscolaire. Cela a coûté 2,5 millions d’euros à la commune, entraînant des recours juridiques pour récupérer ces sommes.
Conclusion
La rentrée scolaire à Toulouse est marquée par des investissements significatifs dans les infrastructures éducatives, malgré une baisse des effectifs. Les défis liés à la démographie et à l’accompagnement des élèves en situation de handicap restent des préoccupations majeures pour la municipalité.
Source : La Dépêche
