Psychologue et adepte de la

Arrestation d’un psychologue à Toulouse pour des accusations graves

EXCLUSIF. À Toulouse, l’arrestation d’un psychologue d’origine allemande ébranle le milieu thérapeutique local. Présentant un profil idéal sur les réseaux sociaux, ce praticien aux multiples casquettes fait l’objet de graves accusations. Deux patientes ont déposé plainte pour viol, agression sexuelle et harcèlement, décrivant des séances de « thérapie par le toucher » basées sur la manipulation psychologique et de supposés enregistrements vidéo. Si le suspect invoque des méthodes médicales consenties, les investigations de la police nationale se poursuivent après la saisie de son matériel.

Installé à Toulouse depuis plusieurs années, le psychologue affichait un parcours solide sur les réseaux sociaux, se présentant comme analyste en risques et ressources humaines, psychologue clinicien et praticien sexologue. Cependant, cette image s’est effondrée lorsqu’une première patiente a déposé plainte en 2025 pour des faits de viol, agression sexuelle et harcèlement. Le 25 juin 2026, il a été arrêté par les policiers.

Des pratiques thérapeutiques suspectes

Une des victimes, âgée de 42 ans, a expliqué que le praticien aurait profité de sa vulnérabilité pour obtenir des faveurs sexuelles, en pratiquant une « thérapie par le toucher » à base de miel. Elle a également affirmé que ces séances pouvaient être filmées.

Une seconde victime, âgée de 32 ans, a été entendue par les enquêteurs et a décrit des faits similaires. Elle a rapporté que le psychologue lui avait proposé une thérapie alors qu’elle était nue, insistant pour être présent et suggérant de filmer les séances.

Le déroulement de l’enquête

Le psychologue a nié les accusations, affirmant que ses patientes avaient mal compris ses méthodes, et que l’une d’elles souffrait de troubles sexuels. Cependant, les éléments recueillis par la police ont rapidement mis en doute sa version.

Perquisition et matériel saisi

Sur ordre du parquet, le psychologue a été interpellé à son domicile le 25 juin 2026. Lors de la perquisition, les forces de l’ordre ont saisi tout son matériel informatique pour analyse. Les expertises devront déterminer si ce matériel contient des éléments compromettants, y compris d’éventuels enregistrements des agressions.

En garde à vue, il aurait admis avoir eu des gestes inappropriés, tout en maintenant qu’il avait le consentement de ses clientes. En attendant l’analyse de son matériel, le suspect a été remis en liberté. « Une enquête est toujours en cours », a précisé le procureur de la République. À ce stade, il peut continuer à exercer son métier sans aucune contrainte judiciaire.

Source : La Dépêche.

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