Toulon : Renaissance de l’Hôtel de la Mer prévue pour 2028
En haut du petit boulevard Toucas, au pied du vieil Hôtel de la Mer, à la façade taguée et aux fenêtres murées, de gigantesques panneaux publicitaires ont fait leur apparition. On y voit des perspectives d’architecte à faire rêver n’importe quel futur acquéreur : larges terrasses, gazon chatoyant, vues imprenables sur la Méditerranée. Pas de doute : les choses bougent sur ce site emblématique de Toulon, dans le quartier du Mourillon.
« Notre projet consiste en la construction de neuf logements et de trois locaux destinés à des activités libérales », souligne Christophe del Pellegrino, directeur général de Suprana (ex-Cerim), une société de promotion immobilière basée à Sanary. « Le permis de construire a été purgé de tous recours au printemps. On espère pouvoir lancer les travaux préparatoires en décembre, la démolition après désamiantage en janvier, pour une livraison estimée fin 2028 ».
Auparavant, un projet porté par Eiffage envisageait un établissement « quatre étoiles supérieur » de 55 chambres, avec restaurant sur le toit, piscine et espace bien-être. L’idée était de faire renaître l’hôtel construit en 1926, qui avait vu défiler Raimu, Montand ou Aragon, avant de fermer ses portes en 2013. Cependant, la fronde des riverains a eu raison de l’opération.
« Là, ce que propose Suprana tient la route », confie une voisine directe du bâtiment abandonné, ayant assisté aux réunions de présentation. « La résidence ne va pas dévisager le quartier. Elle n’engendrera pas autant de nuisances qu’un nouvel hôtel. Tout le monde est satisfait. La présentation du promoteur a été bien accueillie. »
L’appartement le plus cher vendu à 1,8 million d’euros
« Il s’agit d’une résidence intimiste avec des prestations haut de gamme », résume Christophe del Pellegrino. Parmi les appartements du T2 au T4, le plus cher, qui compte un rooftop et trois terrasses, a déjà été négocié à 1,8 million d’euros. Jardins privatifs et garages en sous-sol font partie du package. Et seuls trois logements sont encore disponibles à la vente. De l’autre côté de la route, deux maisons individuelles sortiront également de terre.
Pour l’instant, il est difficile d’imaginer l’ensemble en contemplant le bâtiment délabré de 2 000 m², qui a longtemps été squatté. Depuis 2015, plusieurs promoteurs ont tenté de donner une nouvelle vie au site, sans succès, en raison des refus de la municipalité, des oppositions des riverains ou du contexte économique. Cette fois, Suprana semble bien avoir trouvé la bonne formule.
Source : Nice Matin



