La tornade n’a pas touché que Pomas : Séverine Mérat, agricultrice, appelle à l’aide après avoir tout perdu
La commune de Saint-Hilaire, située dans l’Aude, a également été frappée par une tornade le 24 août 2026. Séverine Mérat, maraîchère et éleveuse de chèvres, a perdu son habitation, la seule de la commune à avoir été détruite. Face à cette tragédie, elle appelle au soutien.
De son « paradis », il ne reste plus rien. La tornade a ravagé le terrain où Séverine vivait et travaillait. Bien que la ville de Pomas ait été largement médiatisée pour ses dégâts, l’habitation de Séverine, à quelques kilomètres de là, est la seule à avoir été anéantie dans sa commune.
Le soir du drame, Séverine était avec son mari et ses enfants. Alertés par des messages, ils ont vu la tornade s’approcher. « À la dernière seconde, mon mari nous a dit de courir. Nous avons réussi à fuir dans notre voiture, un peu chahutés par le vent », raconte-t-elle. L’événement climatique, d’une intensité exceptionnelle, a tout détruit en quelques minutes. « Nous avons perdu nos habitations, nos exploitations, des années de travail, tous nos bâtiments pour nos animaux. Heureusement, tous nos animaux sont indemnes », ajoute-t-elle.
Le phénomène n’a duré que quelques minutes, mais les dégâts sont considérables. « Nous sommes revenus rapidement sur les lieux, et il y avait des gens pour nous aider », précise Séverine.
Son mari, Nicolas, déplore la perte de leur activité en pleine saison. « Il ne reste qu’un désert. C’est toute notre activité qui va être interrompue », confie-t-il. Pour les aider financièrement, la famille a lancé une cagnotte en ligne, ayant déjà récolté plus de 4 000 euros.
Malgré la solidarité qui s’est rapidement mise en place, ils se sentent démunis. « On est les seuls touchés dans notre village. Les gens réalisent les dégâts en passant », souligne Nicolas, qui s’inquiète de l’absence de reconnaissance officielle des autorités.
La famille reçoit le soutien de proches et de bénévoles des villages alentours, déterminés à les aider à reconstruire leur vie. « Chaque main est importante », déclare Joseph Bernet-Rollande, un habitant de Villefloure.
La situation reste critique, mais la famille Mérat est résolue à redonner vie à leur terrain, malgré les conditions catastrophiques. « Nous essayons de déblayer et de sauver ce que nous pouvons », conclut Nolan, le fils de Séverine.
Source : France 3 Régions

