Top 14 - Une journée au Centre européen de rééducation du sportif, là où les rugbymen renaissent

Une journée au Centre Européen de Rééducation du Sportif : Là où les rugbymen renaissent

A Capbreton, le Centre Européen de Rééducation du Sportif (CERS) se positionne comme une référence en France et en Europe en matière de rééducation. Chaque année, depuis 35 ans, le centre accueille près de 3200 patients, dont environ 250 joueurs de Top 14 et Pro D2. Ces athlètes viennent ici pour reconstruire ce que les bless ont interrompu. Nous avons suivi, en immersion, plusieurs joueurs du Stade toulousain durant une journée.

Il est 8 heures au CERS, dans les Landes. Pendant que beaucoup prennent leur petit-déjeuner au bord de l’océan, Anthony Jelonch, Léo Banos et Marceau Marzullo commencent une journée intensive. Pendant quatre heures, ces joueurs vont enchaîner les exercices avec un seul objectif : retrouver leur meilleur niveau. Karine Morvan, ergothérapeute, les accueille pour démarrer la journée. Elle explique : « Cette séance matinale sert à réveiller les muscles profonds, retrouver les amplitudes articulaires, corriger les postures et préparer le corps aux efforts plus intenses qui suivront. »

Anthony Jelonch, déjà familier des lieux après plusieurs séjours, raconte : « C’était la deuxième journée ici pour moi. Marcelo (Pereira da Costa, préparateur physique) a été un peu dur, mais c’est ce qu’on aime ici. »

« C’est très dur, mais c’est pour ça qu’on est là »

Après l’ergothérapie, place au kiné et au renforcement spécifique. Maxime Larbaigt, responsable de la performance, précise : « Même blessé à l’épaule, impossible de négliger le reste du corps. » Les préparateurs physiques des clubs sont en contact permanent avec le corps médical du CERS.

La matinée est marquée par un rythme soutenu, dirigé par Marcelo Pereira da Costa. Jelonch, Banos et Marzullo sont rejoints par d’autres joueurs en réathlétisation. « Ce matin, on en a bavé avec Marcelo. Il nous pousse dans nos retranchements, mais c’est le but, » témoigne Léo Banos.

Une approche collective

Un passage en piscine permet de continuer le travail tout en limitant les contraintes sur les articulations. Les joueurs se détendent, mais la compétition et la motivation restent présentes. « Le fait de travailler en groupe crée une vraie émulation, » observe Maxime Larbaigt.

Dès leur arrivée, les sportifs rencontrent un médecin qui construit un programme individualisé avec l’équipe pluridisciplinaire. « Nous prenons en charge le sportif dans sa globalité, » explique Eric Laboute, médecin de Rééducation Fonctionnelle et du Sport.

Une structure unique

Le CERS, qui accueille également des militaires et d’autres sportifs, est le seul établissement en France à disposer d’une telle convention, représentant 10 à 15 % de son activité. Le directeur, Vincent Delcros, souligne : « Nous utilisons des technologies de pointe, mais l’innovation, c’est avant tout l’humain. »

Les bless du genou représentent environ 65 % des prises en charge, un chiffre qui témoigne de l’importance de la rééducation dans le sport professionnel.

Conclusion

Le CERS se révèle être un lieu de réhabilitation essentiel pour les sportifs, où l’approche globale et l’accompagnement personnalisé permettent aux athlètes de retrouver leur niveau. Les réussites, comme celle d’Anthony Jelonch, illustrent l’efficacité de ce modèle de rééducation.

Source : Rugbyrama

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *