Pluie d’hommages après la mort de Séna Alouka, militant inflexible pour la défense de l’environnement
Les hommages affluent à travers l’Afrique suite au décès de Séna Alouka, militant engagé pour la cause environnementale, survenu le 31 août 2026 à l’âge de 51 ans. Considéré comme une figure emblématique de la société civile au Togo et sur le continent, il est le fondateur des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), la plus grande organisation panafricaine de jeunesse dédiée au développement durable.
Séverin Koffi Apedjagbo, expert environnemental au Togo, souligne l’importance de son engagement : « L’Afrique, aujourd’hui, a perdu un de ses guerriers. Quelqu’un qui s’est donné, qui a donné toute sa vie pour la lutte contre la dégradation de l’environnement. » Augustine Njamnshi, co-fondateur de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique, rappelle que Séna Alouka a œuvré pour faire entendre la voix du continent dans les instances décisionnelles : « Séna appartient à une génération de militants africains qui ont très tôt compris que notre continent ne pouvait pas rester simple spectateur des décisions concernant son avenir. »
L’impact de son travail est particulièrement visible à travers les Jeunes Volontaires pour l’Environnement, qui a rassemblé plus de 50 000 jeunes issus de 27 pays, selon Djibril Niang, directeur de la branche sénégalaise de l’ONG. Il déclare : « Le meilleur hommage que nous puissions lui rendre, c’est de continuer son combat et de faire vivre les valeurs qu’il nous a transmises. »
Le diplomate malien Seyni Nafo, porte-parole des négociateurs africains à l’ONU climat, conclut en disant : « C’est vraiment un baobab qui tombe. »
Cet article a été publié le 6 septembre 2026.
(Source : RFI)



