Thales et Vinci Énergies intensifient leurs actions pour attirer les jeunes vers des métiers techniques
Pour répondre à la pénurie de compétences, Thales et Vinci Énergies intensifient leurs actions auprès des collégiens et lycéens dans les Pays de la Loire. L’objectif est de faire découvrir des métiers encore méconnus, notamment dans la défense et l’industrie, et de susciter des vocations dès le plus jeune âge.
Face au manque d’attractivité des métiers techniques, les industriels n’attendent plus l’enseignement supérieur pour agir. Vinci Énergies, présent dans le secteur de la défense, multiplie les interventions directement dans les établissements scolaires. Vincent Guyot, DRH du pôle Industrie Ouest Atlantique Pacifique, souligne : « On va dans les collèges, on passe du temps à expliquer ce qu’on fait ».
L’objectif est clair : faire connaître des métiers souvent absents de l’imaginaire des jeunes. Des professions telles qu’automaticien, roboticien ou technicien de maintenance restent largement méconnues, alors qu’elles sont essentielles aux transitions industrielle et énergétique. « La problématique principale, c’est l’attractivité. Les jeunes ne connaissent pas nos métiers », ajoute-t-il.
Pour capter l’attention des collégiens, Vinci Énergies mise sur des formats interactifs. Des « binômes opérationnels », mêlant profils techniques et ressources humaines, animent des demi-journées autour de jeux pédagogiques. Ces dispositifs permettent de déconstruire les idées reçues sur l’industrie. « On a mis en place des jeux pour que ce soit interactif et un peu moins académique », explique Vincent Guyot.
Les élèves sont invités à deviner le rôle d’un automaticien ou à tester leurs représentations avant d’échanger avec des professionnels. En complément de ces interventions ponctuelles, Vinci Énergies s’appuie sur des dispositifs comme le programme national Give Me Five, qui cible spécifiquement des élèves de 3e issus de quartiers prioritaires ou de zones rurales.
Ce programme a pour but de renforcer l’inclusion des jeunes dans des métiers techniques, contribuant ainsi à réduire la pénurie de compétences dans ces secteurs clés.
Source : La Tribune.
