TGV Perpignan-Montpellier : Le PCF réclame une LGV mixte et un financement équitable

La ligne à grande vitesse (LGV) entre Perpignan et Montpellier suscite des débats persistants. À l’approche de la dernière réunion publique prévue le 28 mai à Rivesaltes, la fédération du Parti communiste français (PCF) des Pyrénées-Orientales a exprimé ses priorités et ses inquiétudes concernant le projet.

Le PCF souligne deux points essentiels. D’une part, il appelle à accélérer la réalisation du projet, avertissant que le retard pourrait compromettre des enjeux économiques et environnementaux cruciaux pour le territoire. D’autre part, il critique un financement jugé déséquilibré, notant que 40 % des fonds proviennent des collectivités territoriales, ce qui implique un coût élevé pour les habitants de la région. Michel Coronas, porte-parole du PCF, déclare : « L’État a des moyens de légiférer pour aller chercher des ressources sur ces grands projets, mais cela reste injuste. »

Le parti propose une LGV mixte, intégrant le transport de marchandises, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre sur la route. Il préconise également un tracé passant par les Corbières plutôt que le littoral, qui est vulnérable au recul du trait de côte. En outre, le PCF soutient l’idée d’un contournement de Perpignan pour éviter l’engorgement de la gare par les trains de fret, un point controversé dans les communes de Soler et Baho.

Concernant la logistique, le PCF insiste sur la nécessité de créer une nouvelle plateforme à Rivesaltes, car actuellement, 90 à 95 % des marchandises transitent par la route. La localisation de la gare voyageurs est également cruciale; elle devrait permettre des correspondances fluides avec les lignes de transport quotidien.

Enfin, le PCF propose un plan d’urgence pour améliorer le service des trains du quotidien, estimant qu’il serait possible de récupérer une part significative de trafic. Par exemple, sur la ligne Perpignan-Villefranche, environ 700 passagers utilisent quotidiennement cette ligne, ce qui pourrait réduire le nombre de véhicules sur les routes.

En somme, le PCF des Pyrénées-Orientales appelle à une réévaluation des priorités du projet TGV pour qu’il soit à la fois respectueux de l’environnement et économiquement viable pour les habitants de la région.

Source : L’Indépendant

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