Tétraplégique après un accident de rugby, Jonathan Naboulet relève le défi de l’UTMB.

Tétraplégique depuis un accident de rugby en Ariège, le défi hors norme de Jonathan Naboulet face aux 174 km et 10 000 mètres de dénivelé de l'UTMB :

Le défi hors norme de Jonathan Naboulet à l’UTMB

Après l’OCC et la CCC, Jonathan Naboulet s’attaque à l’épreuve reine de l’UTMB : 174 km et 10 000 mètres de dénivelé positif autour du Mont-Blanc. Tétraplégique, l’Ariégeois tentera de boucler ce défi hors norme en joëlette, entouré des 40 coureurs de Trail Sans Limite. La Dépêche du Midi l’a rencontré à quelques heures de cette épreuve extrême.

Vendredi 28 août 2026, à 17 h 45, Jonathan Naboulet se présentera sous l’arche de départ de Chamonix avec le dossard 2514. Devant lui : 174 km et 10 000 mètres de dénivelé positif. « Je suis un peu stressé parce que le départ approche. La pression commence à monter, surtout pour cette distance-là. C’est normal, je pense », confie-t-il.

L’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) doit être bouclé en 46 h 45 au maximum. Jonathan, tétraplégique depuis un accident de rugby en 2012, a déjà relevé des défis tels que l’OCC (57 km) et la CCC (101 km). « Quand on nous a proposé de nous engager sur l’UTMB, on s’est dit qu’on était préparés à tout », explique-t-il.

Cette tentative en joëlette est le résultat d’une préparation minutieuse avec son équipe de 40 coureurs. En 2024, Jonathan avait terminé l’OCC en 11 h 03, puis, en 2025, il a avalé 101 km en 25 h 50 malgré des conditions difficiles. « On est montés au fur et à me. On a vraiment fait les deux premières années pour se former. Et là, c’est le défi ultime cette année. »

L’athlète de la Team Adaptive sait que l’ultra inflige des douleurs au corps. « Après les courses, qu’on soit valide ou pas, c’est terrible pour tout le monde. On a mal partout pendant des semaines. » L’inconnu commence, avec des passages techniques et des variations de température à surmonter.

Jonathan admet avoir peur : « Je sais que, physiquement, ça va être très dur, mentalement aussi. On n’est jamais sûrs à 100 % de la manière dont ça va se passer. » Aucun passe-droit ne sera accordé, et il n’en veut pas. Il devra atteindre La Flégère avant 14 h 45 dimanche, puis Chamonix avant 16 h 30.

Le plus important pour lui est de terminer. « À l’UTMB, je pense qu’il n’y en a que dix qui jouent la victoire. Tout le reste, on est là pour essayer de la finir. » Jonathan espère que son arrivée portera un message fort : « Si on franchit cette ligne, ce sera quelque chose d’extraordinaire. »

Autour de la joëlette, les 40 coureurs de Trail Sans Limite ont modifié leur méthode d’entraînement. « On s’est dit qu’on allait faire moins de courses, mais davantage de sorties en montagne, plus longues, mais moins rapides », explique-t-il. Des entraînements ont pris des allures d’expédition, avec des bivouacs en montagne.

Le collectif a également recherché des compétences au-delà des jambes, incluant des conseils en nutrition et en préparation mentale. « On est vraiment allés chercher la connaissance du sport pour réussir au mieux cette étape. »

Rendez-vous dimanche à Chamonix pour voir si Jonathan Naboulet et son équipe relèveront le défi de l’UTMB.

Source : La Dépêche du Midi

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *