Tentative d’espionnage chez un fleuron français des drones militaires

Tentative d’espionnage chez un fleuron français des drones militaires

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction, pour plusieurs atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation. Un homme, résidant en Espagne, a été mis en examen pour avoir livré des informations à une puissance étrangère, la Russie, un crime passible de 15 ans de réclusion, ainsi que pour association de malfaiteurs.

Jets de cocktails Molotov

Selon une source proche du dossier, cet individu visait l’usine Delair, située à Labège, près de Toulouse. L’établissement avait été ciblé deux jours avant son interpellation par des jets de cocktails Molotov qui n’ont pas explosé.

Delair, fondé il y a 15 ans, est un fabricant de drones reconnu pour son expérience dans le conflit ukrainien. L’entreprise emploie 250 personnes et prévoit un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros en 2025. Elle a développé plusieurs générations de drones aériens et sous-marins, utilisés dans des domaines variés tels que la défense, la sécurité et la surveillance industrielle, avec plus de 3 000 drones déployés à l’échelle mondiale. Stéphane Douce, responsable des relations publiques de Delair, a déclaré que l’activité de l’entreprise n’a pas été affectée par ces événements et qu’elle a pris des mes pour renforcer la sécurité de ses installations.

Une série d’ingérences étrangères

Le parquet de Paris est également chargé d’enquêter sur d’autres soupçons d’ingérences étrangères à travers le pays. Parmi les affaires récentes, quatre personnes, dont deux ressortissants chinois, ont été mises en examen en février pour espionnage au profit de Pékin, après leur interpellation fin janvier 2026 en Gironde. Cette affaire a été initiée suite à la découverte d’une parabole de 2 mètres de diamètre dans une location Airbnb, destinée à capter des données satellitaires.

De plus, une enquête a été ouverte fin décembre 2025 suite à la découverte d’un boîtier espion à bord d’un ferry italien, ce qui a été qualifié de « très grave » par le ministre de l’Intérieur. Fin novembre 2025, trois personnes avaient également été mises en examen à Paris pour espionnage économique au profit de Moscou, après la découverte d’affiches prorusses sur l’Arc de triomphe.

(Source : Le Parisien)

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