Tensions autour de l’écocentre de l’île de Nantes : nuisances sonores et pollution pointées du doigt
Fait principal : Situé sur l’île de Nantes, non loin de la Loire, l’écocentre, mis en place pour valoriser les terres des chantiers, suscite des tensions entre les riverains et l’entreprise gestionnaire. Les habitants dénoncent des nuisances sonores et des problèmes de pollution.
Contexte factuel : À l’entrée de l’écocentre, un panneau affiche les engagements de l’installation : « limiter les nuisances sur le cadre de vie, préserver les ressources, protéger le sol et la nappe phréatique, réduire et trier nos déchets ». Cependant, des riverains comme Didier Richard, résident d’un appartement situé au sixième étage, expriment des doutes sur le respect de ces engagements. Les bruits incessants de scies et de concasseuses, en particulier pendant une période de deux semaines débutant le 31 août, rendent la vie quotidienne difficile.
Didier Richard souligne : « Cela génère du bruit au quotidien, toute la journée. On ne peut pas ouvrir nos fenêtres, alors qu’il fait beau. » Les nuisances sonores affectent non seulement le confort des résidents, mais aussi leur santé mentale, certains riverains se disant proches de la dépression.
Données ou statistiques : En août, les camions de l’écocentre ont parcouru environ 26 000 kilomètres, transportant des matériaux vers diverses carrières, notamment à Saint-Colombans et Bougenais. Cette situation soulève des questions sur la promesse de l’écocentre de fonctionner de manière vertueuse.
Conséquence directe : Face à ces préoccupations, des riverains ont proposé de décaler la période de concassage vers l’hiver, une suggestion qui n’a pas été retenue. Les tensions persistent, et certains habitants envisagent de saisir la préfecture ainsi que la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) pour faire entendre leurs revendications.
Source : France 3 Régions.

