Détroit d'Ormuz : pourquoi la guerre a recommencé à s’intensifier entre les Etats-Unis et l'Iran

Intensification des tensions entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Ormuz

Les États-Unis ont intensifié leurs actions militaires contre l’Iran suite à des attaques sur trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Le Commandement central américain (Centcom) a annoncé avoir frappé plus de 80 cibles, dont plus de 60 petits bateaux du Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran (CGRI) dans la région.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a dénoncé ces frappes comme une violation d’un mémorandum récemment signé entre les deux nations, promettant que Téhéran adopterait des « mes décisives » en réponse. Les bombardements ont touché des zones telles que l’île de Qeshm, Bandar Abbas, et Sirik, causant des bless sans faire de morts, selon des sources iraniennes.

Les États-Unis, qualifiant les attaques contre les pétroliers de « totalement inacceptables », avaient prévenu qu’il y aurait des conséquences. Les incidents se sont produits en l’espace de 24 heures, sans rapport de victimes, selon l’agence britannique UK Maritime Trade Operations (UKMTO).

Le Centcom a affirmé que ses bombardements étaient une réponse aux agressions iraniennes, les qualifiant d’injustifiées et dangereuses. Lors d’un sommet de l’OTAN à Ankara, le secrétaire général de l’alliance, Mark Rutte, a soutenu que les actions américaines étaient « nécessaires », accusant l’Iran de violer le cessez-le-feu.

En réponse, l’Iran a déclaré avoir attaqué 85 installations militaires américaines au Bahreïn, ainsi que la base aérienne Ali Al Salem au Koweït. Ces actions surviennent alors que les États-Unis avaient récemment levé une suspension des sanctions contre le pétrole iranien, ce qui a provoqué une montée des tensions.

Les prix du pétrole ont également réagi à ces événements, le baril de Brent ayant augmenté de plus de 3%, atteignant 76 dollars, après avoir retrouvé des niveaux d’avant le conflit suite à un précédent accord de trêve.

Le contexte de ces hostilités s’inscrit dans un cadre de négociations diplomatiques qui semblent désormais compromises. Les pays voisins, dont le Qatar et l’Arabie saoudite, ont condamné les attaques, tenant l’Iran pour responsable et appelant à une cessation des actions menaçant la sécurité régionale.

Ces événements marquent une nouvelle escalade dans les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial.

Source : Reuters

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