Tensions à Nice : la CGT accuse des pressions sur les salariés d’un Ehpad.

Tensions dans un Ehpad à Nice : la CGT dénonce des pressions sur les salariés syndiqués

Tensions dans un Ehpad à Nice : la CGT dénonce des pressions sur les salariés syndiqués

Depuis que des salariés ont décidé de s’organiser avec la CGT afin de faire valoir leurs droits et porter leurs revendications, la direction s’acharne à les cibler, as la branche Santé action sociale du syndicat. Elle modifie leur organisation de travail, sépare les binômes et exerce des pressions sur le reste des équipes qui entrent en contact avec les collègues syndiqués à la CGT.

Vendredi 4 septembre 2026, en fin de matinée, les drapeaux aux couleurs de la CGT étaient visibles devant l’Ehpad Château des Ollières, situé au 39 avenue des Baumettes à Nice. Cet établissement, géré par Korian jusqu’à fin 2025, a depuis été repris par Medifar, une entreprise familiale exploitant plusieurs maisons de retraite et une unité de soins médicaux et de réhabilitation. La direction controversée a été mise en place avant l’arrivée de Medifar.

Le rassemblement a été organisé en soutien à une salariée, syndiquée CGT et candidate aux élections professionnelles de l’établissement, convoquée pour la deuxième fois en trois mois pour un entretien préalable à des sanctions disciplinaires, précise Laurent Gleizes, cosecrétaire départemental de la CGT Santé action sociale. Cette salariée travaille au Château depuis plus de dix ans.

Cédric Vermande, conseiller du salarié et défenseur syndical, évoque un « climat de peur » au sein de l’établissement, mentionnant également des arrêts maladie dus à la pression et au harcèlement. « Nous avons alerté la médecine du travail et demandé à l’inspection du travail de faire un signalement au procureur, mais pour le moment rien n’a été fait », ajoute-t-il.

La CGT revendique sa présence dans cet établissement et condamne les tentatives d’intimidation visant ses représentants. Une plainte, consultée par nos soins, a été déposée en janvier 2026 pour « harcèlement » contre le directeur.

En réponse à ces accusations, Pierre Faraj, directeur général de Medifar, a déclaré qu’il n’y avait pas eu de licenciement envisagé pour la salariée concernée, mais seulement des sanctions disciplinaires potentielles. Il a également indiqué qu’une enquête avait été menée en lien avec l’agence régionale de santé, le conseil départemental, l’inspection du travail et la médecine du travail, concluant à l’absence de harcèlement.

Faraj a ajouté qu’il y avait d’autres syndicats présents dans l’établissement, tels que la CFDT et FO, et a exprimé sa satisfaction quant à la stabilisation de ses équipes, précisant que l’Ehpad accueillait actuellement 83 résidents pour 85 places, un chiffre qui n’avait pas été atteint depuis longtemps.

Source : CGT Santé action sociale.

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