Téléphonie, Teams, mobile : les nouveaux angles morts de la conformité MiFID
Aujourd’hui, les échanges professionnels se déroulent sur divers canaux : téléphone fixe, mobile, Microsoft Teams, Zoom, et d’autres plateformes de communication unifiée. Cette évolution rapide des modes de communication pose de nouveaux défis en matière de conformité, notamment sous la directive MiFID II.
Historiquement, la conformité MiFID était centrée sur les salles de marché, où les obligations d’enregistrement des communications étaient bien définies. Cependant, cette approche est désormais dépassée. Les exigences de conformité doivent s’appliquer à tous les canaux de communication utilisés par les établissements financiers.
La directive MiFID II impose aux entreprises d’investissement d’enregistrer toutes les communications pertinentes liées à leurs activités. Bien que le principe soit clair, sa mise en œuvre est devenue complexe. Chaque nouveau canal de communication introduit un périmètre de conformité supplémentaire, transformant un défi réglementaire en un enjeu technique majeur.
Au fil des ans, les infrastructures de communication des établissements financiers se sont empilées de manière ad hoc, créant un environnement hétérogène. Peu d’organisations ont conçu leur système de communication de façon intégrée, ce qui a conduit à une complexité souvent invisible jusqu’à ce qu’il soit nécessaire de prouver leur conformité.
Les directeurs des systèmes d’information (DSI) jouent désormais un rôle clé dans cette démarche. Ils doivent s’asr que chaque communication, quel que soit le canal, est enregistrée et peut être restituée en cas de besoin. Cela implique une vérification continue des outils d’enregistrement et leur capacité à s’adapter aux évolutions technologiques.
Face à cette réalité, les DSI doivent se poser plusieurs questions essentielles : le niveau d’enregistrement des communications est-il homogène sur tous les canaux ? Les outils de communication sont-ils intégrés de manière cohérente ? Existe-t-il des mécanismes de vérification en cas de mise à jour des systèmes ?
La conformité ne peut plus être une simple addition d’outils. Les acteurs du secteur doivent repenser leurs infrastructures pour intégrer les mécanismes d’enregistrement et de conservation au cœur de leurs systèmes de communication. Cela permettra de réduire les risques de rupture et d’asr une continuité dans la conformité.
Alors que les outils de communication continuent d’évoluer, la conformité devient un enjeu architectural fondamental. Les DSI ne sont plus seulement responsables de la disponibilité des systèmes, mais aussi de leur capacité à démontrer la conformité des communications face aux régulateurs.
Cette transformation, initiée par MiFID, souligne la nécessité pour les établissements financiers de revoir leurs infrastructures numériques afin de répondre aux exigences réglementaires contemporaines.
Source : JDN



