Tchad : Au procès d’Abdoulaye Miskine, l’avocat de la défense estime que le dossier est vide
Au Tchad, le procès d’Abdoulaye Miskine s’est poursuivi mardi 2 septembre au palais judiciaire de Ndjamena. Cet ex-rebelle, créateur du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), est poursuivi aux côtés de trois coaccusés pour création d’un mouvement insurrectionnel, viol, assassinat et torture.
La chambre criminelle a continué l’audition des parties civiles, ainsi que celle d’Abdoulaye Miskine et de ses codétenus. À la mi-journée, le procureur de la République a demandé le report de l’audience en raison de problèmes de santé. Le procès doit reprendre le vendredi 4 septembre.
Maître Mogna Kebmeterd, avocat de la défense, a exprimé des doutes sur la solidité du dossier. Il a noté que parmi les parties civiles qui ont témoigné, aucune n’a pu présenter sa carte d’identité et qu’aucune nouvelle preuve n’a été ajoutée au dossier. Selon lui, l’incohérence des témoignages des parties civiles indique que le dossier est en réalité vide.
Ces affirmations ont été rejetées par maître Ahmad Abderahman, avocat des parties civiles, qui a défendu la crédibilité des récits de ses clients. Il a insisté sur la nécessité de rendre justice, soulignant que « les victimes ont attendu leur indemnisation pendant plusieurs années ».
L’audience de vendredi prochain devrait commencer par les réquisitions du ministère public. Abdoulaye Miskine et ses coaccusés, arrêtés en 2019, sont incarcérés en attente d’un jugement pour des accusations graves, allant de la création d’un mouvement insurrectionnel à la torture.
Source : RFI
