Un sentiment d’abandon : les taxis arlésiens demandent à la municipalité une meilleure intégration
Les chauffeurs de taxi d’Arles expriment leur mécontentement concernant les conditions de travail pendant la Feria du Riz, un événement majeur pour la ville. Julien Jouveaux, vice-président d’Arles Taxi Radio, a fait part de ses préoccupations après une expérience difficile durant ces trois jours de festivités.
« Je suis arrivé jeudi 10 septembre au soir après l’inauguration en ville, face aux barrières jaunes installées au rond-point de La Croisière, » raconte-t-il. « Mais quand je me suis adressé aux agents de sécurité, on m’a répondu que je n’avais pas l’accès pour circuler à l’intérieur du centre-ville. » Cette situation est d’autant plus frustrante qu’une station de taxis a été spécialement créée près du commissariat de police pour les ferias depuis 2023. Face à ces difficultés, Jouveaux a décidé de laisser son taxi au garage pendant trois jours, exprimant une « lassitude de devoir travailler dans ces conditions ».
Bien que l’accès au centre ancien ait finalement été accordé grâce à un accord entre la police municipale et le service de sécurité, des incidents ont persisté. Un matin de la feria, à 6h30, Jouveaux a dû presque se disputer avec des agents de sécurité pour pouvoir transporter un patient à sa dialyse.
La situation des taxis arlésiens soulève des questions sur leur intégration dans la ville, particulièrement durant les événements majeurs. Les chauffeurs espèrent que la municipalité prendra en compte leurs préoccupations pour améliorer leurs conditions de travail à l’avenir.
Source : La Provence.

