Taux de chômage : le nombre de demandeurs d’emploi repart à la hausse au 2e trimestre avec plus de 5,8 millions d’inscrits à France Travail

Taux de chômage : le nombre de demandeurs d’emploi repart à la hausse au 2e trimestre 2026

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) en France a augmenté de 0,8 % au deuxième trimestre 2026, atteignant 3,32 millions, selon des chiffres publiés le mardi 28 juillet par le service statistique du ministère du Travail (Dares) et France Travail. Cette hausse est en partie attribuée à l’inscription automatique des allocataires du RSA.

Après une baisse de 1,2 % observée au trimestre précédent, la tendance s’inverse. En intégrant les chômeurs des catégories B et C, qui travaillent à temps partiel mais souhaitent travailler davantage, le nombre total de demandeurs d’emploi s’élève à 5,8 millions, marquant une hausse de 1,3 %.

Une fois corrigé des effets liés à l’inscription automatique des allocataires du RSA et à la non-radiation de certains chômeurs depuis juin 2025, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué, bien que dans une me bien moindre qu’au premier trimestre, avec une baisse de 0,2 % contre 2,4 % précédemment. Les catégories A, B et C combinées montrent une augmentation de 0,4 % après correction, soit 20 000 inscrits supplémentaires.

Pour la Dares, ces données corrigées représentent l’évolution la plus fidèle du marché du travail. Cependant, Eric Heyer, directeur de l’OFCE, souligne que ces statistiques peuvent être influencées par des décisions administratives. Il note que le chômage au sens du Bureau international du Travail a augmenté, passant de 7,1 % à 8,1 % entre le premier trimestre 2023 et le premier trimestre 2026, indiquant un retournement du marché du travail.

La Dares précise que l’écart entre la hausse spontanée et la baisse corrigée s’explique par l’évolution des nouveaux publics. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 3,1 % pour la catégorie A et de 3,2 % pour l’ensemble des catégories A, B et C, avec une hausse plus marquée pour les jeunes.

Pour Eric Heyer, la loi pour le plein emploi a mis en lumière les freins à l’emploi rencontrés par certains demandeurs, suggérant que l’inscription automatique pourrait révéler des obstacles tels que la mobilité, la santé ou l’absence de formation.

Source : Dares, France Travail

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