Tarifs : les É.-U. « veulent détruire nos grandes industries », dit Carney | Couverture en direct

Tarifs : les É.-U. « veulent détruire nos grandes industries », dit Carney

Le premier ministre canadien Mark Carney a déclaré, trois jours après l’échec des négociations commerciales avec Washington, que les États-Unis ont des intentions néfastes envers les grandes industries canadiennes, notamment l’automobile, l’acier et l’aluminium. Lors d’un point de presse, il a affirmé que « les Américains veulent détruire nos grandes industries, avec des conditions de négociations qui ne sont pas équitables ».

Carney a fait ces remarques en annonçant un investissement de 11 milliards de dollars pour la construction de six nouveaux navires brise-glace au chantier maritime Davie, situé à Lévis. Il a souligné que le Canada a « travaillé sans relâche et de bonne foi avec les États-Unis pour négocier un nouvel accord commercial », mais qu’il ne pouvait ni accepter les propositions américaines ni répondre à leurs exigences.

Réagissant à la menace de tarifs douaniers visant le secteur automobile, lancée par Donald Trump, Carney a exprimé son étonnement face à cette idée de détruire un partenariat jugé historique dans ce domaine. Il a questionné le message que cela enverrait aux travailleurs de l’Ohio, du Michigan et de l’Alabama, qui dépendent des échanges avec le Canada. Selon lui, les achats d’automobiles américaines par le Canada dépassent ceux de l’Union européenne, du Japon et de la Corée.

Le premier ministre a déclaré qu’une entente reste envisageable entre deux pays souverains et qu’il a encore des options à sa disposition. Il a ajouté que le Canada est un fournisseur important d’énergie, de minéraux critiques et de produits essentiels dans les chaînes d’approvisionnement, et a promis de maintenir une approche calme et coopérative pour créer des emplois.

En réponse aux commentaires du représentant au commerce américain, Jamieson Greer, qui avait qualifié les préoccupations canadiennes concernant la protection du français de « drôle de fausse histoire », Carney a insisté sur le fait qu’il s’agit d’un droit fondamental au Canada, malgré le traitement que Washington en fait.

Les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis persistent, et les négociations semblent actuellement dans une impasse.

Source : Radio-Canada

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