En Syrie, la flambée du prix des carburants confronte le pouvoir à un “test social majeur”
Dans la nuit du 12 au 13 septembre, le ministère de l’Énergie syrien a annoncé une nouvelle grille de prix pour les carburants et le gaz, provoquant une onde de choc dans le pays. Cette révision prévoit une augmentation significative des prix des carburants, pouvant atteindre 40 %. Ainsi, le prix du gazole passe de 125 à 175 livres syriennes (soit de 0,82 à 1,14 euro), représentant une hausse de 40 %. Le sans-plomb 95 voit son prix passer de 152 à 195 livres (de 0,99 à 1,27 euro), soit une augmentation de 28 %. De plus, le prix de la bouteille de gaz augmente de 1 470 à 1 600 livres syriennes (de 9,59 à 10,44 euros), ce qui équivaut à une hausse de près de 9 %.
Cette augmentation intervient dans un contexte économique difficile, où le salaire minimum dépasse à peine les 100 dollars (environ 86 euros) et où 90 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les nouveaux tarifs, jugés excessifs par de nombreux Syriens, suscitent un mécontentement généralisé, et annoncent une nouvelle hausse du coût de la vie et des prix des biens et services.
Des manifestations ont éclaté dans plusieurs régions du pays, avec des participants bloquant des axes principaux et incendiant des pneus en signe de protestation. Les manifestants, parfois par centaines, expriment leur colère face à cette situation, qualifiant la hausse des prix de “scandale”.
Cette flambée des prix des carburants représente un test social majeur pour le gouvernement syrien, déjà confronté à des défis économiques et sociaux considérables.
Source : Ultra Syria, Al-Jumhuriya.

