Sans discussion, on nous bloque : des maires perplexes après la suspension de leurs couvre-feux

Mardi, plusieurs maires de la Loire ont exprimé leur incompréhension et leur colère après la suspension par la justice des couvre-feux instaurés dans leurs communes pour lutter contre la délinquance des mineurs. Ces mes, visant les jeunes de moins de 16 ans, ont été jugées ni adaptées ni proportionnées par le tribunal administratif.

Au cœur de cette situation, la ville de Saint-Chamond a récemment mis en place un couvre-feu à partir de 23 heures, en réponse à des plaintes d’habitants concernant des nuisances et des incivilités. Rosette, résidente depuis 50 ans, témoigne : « Je vois des jeunes qui traînent les soirs jusqu’à 23 heures. Il y a des incivilités sur le quartier. » Cependant, la décision du tribunal, saisie par le préfet de la Loire, a annulé ces arrêtés, considérant qu’ils portaient atteinte à la liberté d’aller et venir des mineurs sans justification suffisante de risques particuliers.

Régis Cadegros, premier adjoint à la mairie de Saint-Chamond, a exprimé sa déception face à cette décision, soulignant l’engagement de la municipalité dans la sécurité locale. De son côté, Jordan Da Silva, maire de Villars, a déploré un manque de soutien de l’État, se sentant abandonné après avoir mis en place des mes similaires. Il a rappelé un courrier du Premier ministre promettant son soutien aux maires, tout en dénonçant le blocage des initiatives locales.

Les maires concernés envisagent désormais de se réunir pour discuter d’un éventuel recours contre cette décision judiciaire.

Source : Franceinfo

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *