Le cimetière est envahi : à Saint-Tropez, le surtourisme autour de la tombe de Brigitte Bardot

À Saint-Tropez, en cette période estivale et depuis le décès de Brigitte Bardot le 28 décembre dernier, le petit cimetière familial fait face à une affluence record de visiteurs. Ce phénomène de surtourisme perturbe la tranquillité des lieux, suscitant des inquiétudes parmi les riverains.

Le cimetière marin de Saint-Tropez, situé sur la Côte d’Azur, abrite des personnalités telles que Pierre Bachelet, Eddie Barclay, et Roger Vadim, en plus de Brigitte Bardot. S’étendant sur une superficie équivalente à celle d’un terrain de football (11 150 m²), ce lieu de repos est désormais victime d’une surfréquentation en pleine saison estivale.

Le soleil est impitoyable, mais cela n’arrête pas les curieux qui affluent pour voir la tombe de l’icône française. Six mois après ses obsèques, des visiteurs viennent de loin pour rendre hommage à Bardot. Un touriste belge, Terente Claes, a déclaré : « On est Belges et pour nous, c’est une icône française très connue. »

La tombe de Bardot est devenue le centre des attentions touristiques, attirant des foules qui laissent derrière elles des hommages divers, allant des fleurs aux peluches. Cependant, ces offrandes débordent souvent sur les tombes voisines, ce qui pose problème à certains visiteurs et habitants.

Christine Drouin, une riveraine, a exprimé son mécontentement : « Le cimetière est envahi de gens qui nous empêchent d’être à l’aise quand on va voir nos morts, entretenir leurs tombes et se recueillir. C’est assez embêtant pour les Tropéziens. »

L’impact de cette surfréquentation est double : d’une part, elle altère la sérénité des lieux, et d’autre part, elle souligne la popularité persistante de Bardot, qui continue d’attirer les foules même après son décès. Ce phénomène illustre les défis liés à la gestion du tourisme dans des lieux à forte valeur symbolique.

Article rédigé avec Nathalie Morin et Séverine Neuquelman, journalistes à France 3 Côte d’Azur.

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