Surpopulation des pigeons à Bruxelles : une gestion jugée ingérable par les autorités locales.

Surpopulation des pigeons à Bruxelles:

Surpopulation des pigeons à Bruxelles : « La situation est ingérable, mais je prends mes responsabilités jusqu’au bout »

La surpopulation des pigeons à Bruxelles suscite de vives inquiétudes. Stéphanie de Jonghe, membre de l’association Les plumes d’Ixelles, déclare : « La situation est ingérable mais je prends mes responsabilités jusqu’au bout, personne d’autre ne veut faire ce travail. » Selon ses observations, trois jeunes sur quatre sont désormais atteints du coryza et de l’ornithose, des maladies infectieuses hautement contagieuses qui provoquent une mort lente et douloureuse. Elle milite pour un meilleur traitement des pigeons et pour des solutions durables afin de réguler cette surpopulation, nuisible tant pour les riverains que pour les oiseaux eux-mêmes.

Le nourrissage des pigeons par Stéphanie de Jonghe dure environ quinze minutes. Après cela, les oiseaux se dispersent. Elle a déjà repéré un oiseau malade qu’elle va isoler et ramener chez elle pour le soigner. Chaque semaine, elle trouve environ dix pigeons malades dans la commune.

Débat sur les graines contraceptives

Sur les sites de nourrissage, le distributeur de graines contraceptives est vide et cadenassé. Cela fait plus d’un an que le nouveau collège communal n’a pas renouvelé le programme de distribution de ces graines, décision jugée dangereuse par Stéphanie de Jonghe. Elle affirme que « la contraception permettait de réduire les naissances, et donc les maladies. »

Mario Ninanne, président de la Ligue royale pour la protection des oiseaux, soutient cette idée : « Quand la population est trop grande, les maladies s’installent et se répandent. » Cependant, Stéphanie de Jonghe s’inquiète de l’inefficacité de l’auto-régulation. Les rapports de comptage de la commune d’Ixelles avaient montré une réduction de 40 % du nombre de pigeons en trois ans. Depuis l’arrêt de cette méthode, la situation est revenue à la case départ.

Un enjeu de bien-être animal

Depuis l’arrêt de la contraception, Stéphanie de Jonghe constate une augmentation des cas de coryza et d’ornithose. Elle ne peut pas soigner tous les pigeons malades et les relâcher sans sécurité alimentaire, ce qui les expose à des maladies. Face à cette situation, elle a pris la décision difficile d’euthanasier certains oiseaux pour éviter leur souffrance et leur prolifération. Elle souligne que cette décision est une conséquence directe de l’inaction de la commune.

Stéphanie de Jonghe milite pour un cadre de régulation des pigeons, similaire à celui des chats errants. Elle propose l’installation de pigeonniers contraceptifs dans chaque commune pour réguler les naissances en enlevant les œufs. Cependant, cette solution est écartée par la commune d’Ixelles, qui manque de personnel pour gérer ces pigeonniers.

La situation des pigeons à Bruxelles illustre un défi complexe de bien-être animal et de gestion urbaine, nécessitant des solutions concertées et durables.

Source : La Libre

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *