Une Europe occidentale au cœur de la chaleur
Durant l’été 2026, la France a enregistré des températures anormalement élevées, avec un écart de +3,6°C par rapport à la période de référence 1991-2020. Des pays comme l’Espagne, la Suisse, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et une partie de l’Italie ont également fait face à une chaleur exceptionnelle.
À l’opposé, la Scandinavie et certaines régions de l’Europe orientale ont connu des températures plus fraîches, avec un déficit de -0,3°C en Finlande, en Norvège et en Suède, qui ont subi un été particulièrement mauvais. Ce contraste illustre comment la moyenne européenne peut masquer les événements climatiques extrêmes vécus à l’ouest du continent.
été 2026 en Europe © lachainemeteo
Pourquoi de telles différences ?
Ce phénomène est attribué à la position récurrente du courant-jet, qui a souvent placé l’Europe occidentale sous des dorsales anticycloniques. Cela a permis des remontées d’air subtropical très chaud en provenance d’Afrique du Nord et de la péninsule Ibérique.
Simultanément, le nord et l’est de l’Europe ont été souvent influencés par des dépressions et des descentes d’air plus frais, entraînant un contraste thermique marqué entre l’ouest et l’est du continent.
La sécheresse a amplifié la chaleur à l’ouest
En France et dans les régions environnantes, la répétition des vagues de chaleur et le manque de précipitations ont asséché les sols. Un sol très sec évacue moins d’énergie par évaporation, ce qui signifie qu’une plus grande partie du rayonnement solaire est utilisée pour réchauffer l’air.
La combinaison de blocages anticycloniques fréquents, de remontées d’air subtropical et de sols de plus en plus secs a donc fait de l’Europe occidentale l’un des points chauds de l’été 2026, en opposition à d’autres régions du continent qui ont connu des conditions climatiques moins exceptionnelles.
Source : lachainemeteo.

