Une Super-Terre potentiellement habitable découverte à 25 années-lumière
À seulement 25 années-lumière de la Terre, l’exoplanète GJ 3378b a été reclassée comme une super-Terre potentiellement habitable après qu’une erreur de me ait initialement stimé sa masse. Cette planète reçoit environ 90 % du rayonnement solaire de la Terre et orbite dans la zone habitable de son étoile.
Découverte en 2024 par des astronomes français grâce au télescope Canada-France-Hawaii, GJ 3378b était initialement estimée à 5,26 fois la masse de la Terre, la classant parmi les mini-Neptunes, des mondes principalement gazeux peu propices à la vie. Cependant, une seconde observation par une équipe de l’Université de Californie à Irvine a révélé que sa masse réelle est de seulement 2,3 fois celle de la Terre. Ce chiffre corrigé modifie radicalement son profil, la rapprochant d’une super-Terre rocheuse. De plus, sa période orbitale est de 21 jours, plaçant la planète légèrement plus près de son étoile.
GJ 3378b orbite autour d’une naine rouge dans la constellation de la Girafe, ce qui représente un environnement thermique favorable. Toutefois, les naines rouges émettent des rafales de rayonnements nocifs et des vents stellaires intenses, qui peuvent décaper l’atmosphère d’une planète rocheuse. La question de savoir si GJ 3378b possède une atmosphère reste sans réponse pour le moment.
La difficulté d’analyse réside dans le fait que GJ 3378b ne transite pas devant son étoile depuis notre point d’observation. Détectée via l’effet Doppler, cette exoplanète ne peut être étudiée par spectroscopie atmosphérique sans transit. Il faudra attendre le lancement de l’Habitable Worlds Observatory de la NASA, prévu dans les années 2040, pour déterminer si cette planète possède une atmosphère et éventuellement des biosignatures.
Les astronomes restent optimistes quant à la possibilité que GJ 3378b ait conservé son atmosphère, ce qui en ferait une cible prioritaire pour la recherche de signes de vie.
L’étude est publiée dans The Astrophysical Journal.
