Sur le Tour de France Femmes, le suivi crucial du cycle menstruel des athlètes

Le Tour de France Femmes : Les défis de la chaleur et du cycle menstruel

Des gilets rafraîchissants sont mis à disposition des coureuses, tandis que des bidons d’eau sont régulièrement vidés sur leurs têtes. Les machines à granité et à boissons glacées fonctionnent à plein régime dans les bus des équipes. En effet, pour la quatrième journée consécutive, les températures dépassent les 30 °C sur le parcours du Tour de France Femmes. Ces conditions climatiques mettent à l’épreuve le corps de tous les athlètes, mais particulièrement celui des femmes.

Martijn Kusters, entraîneur de l’équipe belge AG Insurance-Soudal, souligne que « du fait de leur physiologie et de leur système hormonal, les femmes sont moins bien armées contre la chaleur ». Il précise que « leur température centrale varie au fil du cycle menstruel. Sept à dix jours avant les règles, elle peut être d’un ou deux degrés supérieure à la normale. » Cela constitue un handicap significatif lorsqu’il s’agit de performer sous un soleil écrasant.

Pour atténuer les effets de la chaleur, chaque coureuse suit un protocole de « thermorégulation » personnalisé. Kusters explique : « En fonction de son cycle, nous déterminons pour chacune d’elles les moments où il est préférable de privilégier le refroidissement et ceux où des entraînements d’acclimatation à la chaleur sont recommandés, ainsi que les périodes où ces entraînements pourraient être contre-productifs. »

Cette approche met en lumière l’importance de la gestion des facteurs physiologiques dans le sport féminin, surtout dans des conditions extrêmes.

Source : De Standaard

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