À Strasbourg, les élues pourront voter en congé maternité
À Strasbourg, une avancée significative a été réalisée au Parlement européen : les élues pourront désormais voter pendant leur congé maternité. Cette réforme, adoptée le 29 avril 2026, marque un changement majeur dans une pratique qui interdisait jusqu’alors toute délégation de vote. Auparavant, les voix des élues en congé maternité disparaissaient de l’hémicycle, ce qui soulevait des questions sur la représentation des parents au sein de l’institution.
La nouvelle règle permet aux eurodéputées de confier leur vote à un ou une collègue par procuration, et ce, dès trois mois avant la date prévue d’accouchement et jusqu’à six mois après la naissance. Cette évolution a été saluée par une large majorité des groupes politiques, et a suscité des applaudissements lors de son adoption.
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen et mère de quatre enfants, a déclaré : « Voilà du progrès, voilà de la vraie représentation, voilà un parlement moderne ». Cette décision met en lumière le besoin d’adapter les règles parlementaires pour mieux inclure les réalités des élues.
Derrière cette réforme, des témoignages poignants illustrent l’urgence de ce changement. Delara Burkhardt, élue socialiste, a partagé son expérience : « Quand je suis devenue mère, j’ai fait concrètement l’expérience de ce que cela signifie qu’un parlement ne soit pas fait pour les parents ». Elle a ajouté que sa voix était perdue pendant son congé, qualifiant cela d’« injuste » et d’« antidémocratique ».
Le texte doit encore être ratifié par les 27 États membres de l’Union européenne pour entrer en vigueur. Cependant, son adoption envoie un signal fort sur la nécessité d’évoluer pour ne pas exclure certaines élues.
Bien que l’extrême droite ait soutenu cette me, des réserves ont été exprimées concernant une éventuelle extension du vote par procuration. De son côté, le député vert Daniel Freund a qualifié cette décision d’« historique », tout en regrettant qu’elle ne s’étende pas aux hommes en congé paternité.
Source : HuffPost
