Stockage d’énergie : le secteur des machines autonomes face à des défis techniques.

IA physique : le stockage au cœur des machines autonomes

L’IA physique : le rôle crucial du stockage dans les machines autonomes

Quand l’intelligence artificielle (IA) quitte les écrans pour prendre le contrôle de machines capables d’agir dans le monde réel, l’architecture technologique doit être repensée. Le stockage des données devient un moteur décisif de cette révolution.

L’IA s’est d’abord imposée à travers des interfaces conversationnelles générant du texte, des images ou du code. Aujourd’hui, une nouvelle étape émerge : l’IA physique, qui pilote des robots, des véhicules autonomes et des machines capables de percevoir leur environnement, de raisonner et d’interagir avec le monde réel. Cette évolution nécessite que les systèmes d’IA agissent en temps réel dans des environnements complexes, où chaque décision peut avoir des conséquences immédiates.

Traditionnellement, les modèles d’IA reposaient sur des infrastructures cloud centralisées. Les données étaient envoyées vers des centres de calcul, analysées, puis renvoyées vers les appareils. Ce modèle atteint ses limites lorsque des décisions doivent être prises en quelques millisecondes. L’IA se rapproche donc de la source des données grâce à l’Edge AI, permettant des traitements directement sur les équipements, ce qui est essentiel pour les véhicules autonomes et les robots mobiles autonomes (AMR).

Avec l’augmentation de l’autonomie des machines, celles-ci intègrent des volumes croissants d’informations à enregistrer, consulter et exploiter localement. Les technologies de stockage flash haute performance, comme les SSD NVMe®, deviennent alors cruciales. Ces technologies offrent un accès extrêmement rapide aux données, réduisant la latence et évitant les goulots d’étranglement.

Les robots humanoïdes illustrent particulièrement ces nouveaux défis. Selon des projections, le parc mondial de robots humanoïdes pourrait atteindre près de 1,4 million d’unités d’ici le milieu des années 2030, un chiffre qui pourrait augmenter en raison des investissements croissants dans ce secteur. Contrairement aux robots traditionnels, ces machines apprennent de leurs interactions avec le monde réel, ce qui augmente les besoins en stockage local. Elles doivent conserver des modèles d’IA, des données de capteurs comme le LiDAR, et l’historique de leurs interactions.

Les besoins de stockage varient selon les usages, mais la tendance est claire : plus les systèmes deviennent autonomes, plus les exigences en matière de stockage local, rapide, fiable et évolutif augmentent. L’essor de l’IA physique transforme également les infrastructures numériques qui les soutiennent. Les données produites par ces systèmes sont transférées vers des data centers pour l’entraînement des modèles d’IA, ce qui accroît la nécessité de capacité de stockage tout en exigeant des accès rapides aux données.

Dans ce contexte, les nouvelles générations de stockage flash à haute capacité, en particulier celles utilisant des technologies comme UltraQLC, devraient jouer un rôle croissant pour répondre aux exigences des charges de travail liées à l’IA. L’avenir de l’IA physique dépendra non seulement de la puissance des modèles, mais aussi de la capacité des machines à accéder rapidement aux données, à les conserver localement et à les exploiter efficacement.

Source : Christophe Vaissade, Sandisk

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