Stephen Hawking souligne la brièveté de la vie humaine face à l’immensité de l’univers.

Stephen Hawking : « Chacun de nous ne vit que pendant une courte période et ne visite qu'une infime partie de l'univers »

Chacun de nous ne vit que pendant une courte période et ne visite qu’une infime partie de l’univers

Une étude menée par l’astrophysicien Christopher Conselice, à l’université de Nottingham, a révélé que la portion de cosmos accessible à nos télescopes comprend au moins 2 000 milliards de galaxies, soit dix fois plus que les estimations précédentes. Cependant, plus de 90 % de ces galaxies sont trop pâles pour être détectées par les instruments actuels. Ainsi, l’univers observable ne représente qu’une fraction de ce qu’il contient réellement, laissant une grande partie de l’univers au-delà de notre horizon.

Une bulle de 93 milliards d’années-lumière

Les télescopes les plus avancés ne peuvent percevoir que jusqu’à une certaine limite, déterminée par l’âge de l’univers. La lumière la plus ancienne, qui nous parvient, a voyagé pendant 13,8 milliards d’années depuis le début du cosmos. Cependant, en raison de l’expansion de l’univers, ces objets se trouvent aujourd’hui à environ 46,5 milliards d’années-lumière de nous. Ainsi, la sphère que nous pouvons observer atteint près de 93 milliards d’années-lumière, une distance qui ne peut être parcourue, car l’espace se dilate plus rapidement que la lumière ne peut l’atteindre.

L’univers observable, criblé de galaxies invisibles

Dans cette vaste bulle, les astronomes estiment qu’il y a bien plus de galaxies que de grains de sable sur toutes les plages de la Terre. Toutefois, plus de 90 % de ces galaxies échappent encore à notre vue. Les images les plus détaillées, obtenues en observant un coin du ciel pendant plusieurs jours, ne révèlent qu’un échantillon très limité des galaxies présentes. En conséquence, même notre carte la plus complète de l’univers reste incomplète, peuplée de nombreux mondes non observés.

Ce que Hawking appelait notre minuscule fenêtre

Cette limite n’est pas un obstacle physique, mais une barrière temporelle. Au-delà de cette limite, d’autres galaxies existent, mais leur lumière n’a pas encore eu le temps de nous atteindre. En conséquence, l’univers réel pourrait être bien plus vaste que ce que nous pouvons voir. Stephen Hawking a souligné cette réalité dans son livre The Grand Design, affirmant que chacun de nous n’explore qu’une infime partie de l’univers. Les futurs télescopes géants, comme l’observatoire spatial Nancy-Grace-Roman prévu pour 2027, tenteront de repousser cette frontière en détectant des galaxies encore plus éloignées. Toutefois, aucune technologie ne pourra éliminer complètement l’horizon, car il existe une distance au-delà de laquelle le cosmos restera toujours invisible.

Source : The Astrophysical Journal, étude de Christopher Conselice.

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