L’univers observable, une réalité bien plus vaste que prévu
Une étude menée par l’astrophysicien Christopher Conselice, à l’université de Nottingham, a révélé en octobre 2016 que la portion de l’univers accessible à nos télescopes abrite au moins 2 000 milliards de galaxies, soit dix fois plus que les estimations antérieures. Cependant, plus de 90 % de ces galaxies restent trop faibles pour être détectées par les instruments actuels. Ainsi, l’univers observable ne représente qu’une fraction de ce qu’il contient réellement, laissant une grande partie inexplorée au-delà de notre horizon perceptible.
Une bulle de 93 milliards d’années-lumière
Les télescopes les plus avancés ne peuvent observer que jusqu’à une certaine limite, déterminée par l’âge de l’univers. La lumière la plus ancienne qui nous parvient a voyagé pendant 13,8 milliards d’années. Toutefois, en raison de l’expansion de l’univers, les objets dont nous captons aujourd’hui la lumière la plus ancienne se trouvent à environ 46,5 milliards d’années-lumière. En somme, la sphère observable atteint près de 93 milliards d’années-lumière, une distance qui ne peut pas être parcourue, car l’espace s’étend plus rapidement que la lumière ne peut voyager.
L’univers observable, criblé de galaxies invisibles
Dans cette vaste bulle, les astronomes estiment qu’il existe au moins 2 000 milliards de galaxies, chacune contenant des centaines de milliards d’étoiles. En comparaison, cela représente plus de galaxies que de grains de sable sur toutes les plages de la Terre. Pourtant, plus de 90 % de ces galaxies échappent encore à nos observations, car elles sont trop éloignées ou trop faibles pour être détectées par les technologies actuelles.
Ce que Hawking appelait notre minuscule fenêtre
Stephen Hawking, dans son ouvrage The Grand Design publié en 2010, soulignait que chacun de nous n’explore qu’une infime partie de l’univers. Les futurs télescopes géants, tels que l’observatoire spatial Nancy-Grace-Roman prévu pour 2027, devraient permettre d’explorer des galaxies encore plus pâles. Cependant, aucune technologie ne pourra abolir cette frontière, car il existe une distance au-delà de laquelle le cosmos restera à jamais hors de vue.
Source : The Astrophysical Journal, 2016.

