Le risque pour les pompiers, c’est le stress post-traumatique
Invitée de « La Matinale » ce lundi 3 août, Stéphanie Rossignol, infirmière sapeur-pompier au SDIS 33 et psychopraticienne, a abordé les conséquences psychologiques des incendies de grande ampleur de cette saison. Elle a souligné que les pompiers, en particulier les jeunes, sont particulièrement vulnérables au stress post-traumatique après avoir été confrontés à des situations extrêmes.
Olivier Galichet, expert en gestion de crise et ancien sapeur-pompier, a également participé à l’émission, mettant en avant le rôle crucial des maires lors de crises naturelles. Selon lui, les élus locaux doivent être formés et préparés à gérer des situations d’urgence, comme le montrent les plans communaux de sauvegarde, qui sont désormais en place dans environ 80 % des communes.
Rossignol a précisé que les jeunes sapeurs-pompiers, souvent moins expérimentés, se retrouvent face à des incendies qu’ils n’ont jamais connus, ce qui peut engendrer des traumatismes. Les images choquantes de ces événements peuvent resurgir après l’action, entraînant des répercussions psychologiques significatives.
Galichet a ajouté que la reconnaissance des traumatismes chez les pompiers est de plus en plus acceptée, grâce à des débriefings et à l’engagement de psychologues pour soutenir les équipes après des interventions difficiles.
Enfin, Rossignol a évoqué le drame de la perte de deux jeunes pompiers, qui a eu un impact profond sur le moral des équipes. Elle a souligné l’importance de la solidarité entre les pompiers, qui doit perdurer pour aider chacun à trouver un sens à ce qu’ils ont vécu.
Source : Franceinfo


