Nouveau rappel massif pour Stellantis : près d’un million de véhicules concernés
Le groupe automobile Stellantis a annoncé un nouveau rappel international touchant près d’un million de véhicules en raison d’un problème lié à la caméra de recul. Bien que l’Europe ne soit pas affectée par ce bug logiciel, cet incident s’inscrit dans une série de difficultés industrielles et juridiques pour le constructeur.
Stellantis doit rappeler 955 000 véhicules dans le monde, principalement en Amérique du Nord, où 848 000 unités sont concernées aux États-Unis, 83 000 au Canada et 8 000 au Mexique. Les marques touchées incluent Ram, Chrysler, Dodge et Jeep, avec des modèles emblématiques comme les pickups Ram 1500 et les SUV Jeep Grand Cherokee et Wrangler. À l’échelle mondiale, seulement 15 000 véhicules sont recensés dans d’autres régions, épargnant ainsi le marché européen.
Contrairement à des rappels précédents liés à des défaillances mécaniques, ce problème d’affichage ne nécessite pas d’immobilisation des véhicules en atelier. La correction se fera par le biais d’une mise à jour logicielle à distance (OTA). Ce n’est pas la première fois que Stellantis se confronte à ce type de problème, ayant déjà mené une procédure similaire en 2024 pour plus d’un million de véhicules.
Cette nouvelle campagne de rappel intervient dans un contexte de défiance renforcée par des affaires de fiabilité, notamment le scandale des airbags défectueux Takata, qui a entraîné des rappels massifs et des actions de groupe. En outre, la défaillance des moteurs diesel 1.5 BlueHDi a conduit à un rappel de 636 000 voitures à l’été 2025.
Au premier semestre 2026, Stellantis a continué de faire face à des rappels, avec plus de 200 000 véhicules rappelés en France pour divers dysfonctionnements. En juin 2026, un rappel de 1,3 million de SUV Jeep a été annoncé en raison d’un risque d’incendie sur la batterie de 12 volts, ce qui a conduit à des recommandations pour garer les véhicules loin des bâtiments.
Cette accumulation de rappels soulève des questions sur la qualité de fabrication et la gestion de crise au sein du groupe, qui affirme pourtant investir massivement pour améliorer ses standards de production.
Source : BFM TV



