Stellantis rappelle 955 000 véhicules pour un problème de caméra de recul
Le 17 août 2026, Stellantis a annoncé le rappel de 955 000 véhicules en raison d’un dysfonctionnement de la caméra de recul. Bien que cet incident semble mineur, il s’inscrit dans un contexte de crise de qualité ayant déjà coûté au groupe plus de 11 milliards d’euros en provisions pour garanties en 2025, marquant une augmentation de 84% par rapport à l’année précédente. Cette accumulation de rappels fragilise la crédibilité financière du constructeur franco-italo-américain.
Un nouveau rappel massif pour Stellantis
Le rappel concerne principalement les marques Ram, Chrysler, Dodge et Jeep pour les modèles des millésimes 2026 et 2027. La majorité des véhicules concernés se trouvent en Amérique du Nord, avec 848 000 unités aux États-Unis, 83 000 au Canada, 8 000 au Mexique et seulement 15 000 sur d’autres marchés mondiaux. L’Europe n’est pas touchée par cette campagne. Stellantis a expliqué vouloir « corriger un problème de logiciel radio pouvant empêcher l’affichage de l’image de la caméra de recul sur l’écran multimédia du véhicule ».
Une solution logicielle, mais un coût organisationnel réel
La correction sera réalisée par une mise à jour logicielle à distance (OTA), sans nécessiter d’interventions mécaniques lourdes. Le constructeur n’a signalé aucun accident ou bles en lien avec ce problème. En attendant la mise à jour, il recommande aux conducteurs de rester vigilants et d’utiliser leurs rétroviseurs lors des manœuvres de marche arrière. Malgré la simplicité technique de la correction, la gestion logistique d’un rappel de près d’un million de véhicules engendre des coûts opérationnels considérables.
La spirale des rappels : quel impact financier ?
Ce rappel de caméras de recul fait suite à un précédent rappel en juin 2024, qui avait concerné 1,16 million de véhicules en Amérique du Nord. En 2025, Stellantis a rappelé 13,4 millions de véhicules au total, contre 7,3 millions en 2024. Ces campagnes incluent des rappels pour des moteurs diesel défaillants et des airbags Takata. L’association de consommateurs CLCV a également lancé une action de groupe contre Stellantis concernant le dossier Takata.
Vers une amélioration durable ?
Stellantis indique avoir observé une diminution de plus de 50% des problèmes de qualité en Amérique du Nord depuis début 2025, grâce à des investissements dans le contrôle qualité et la formation des équipes. Le groupe prévoit une surveillance renforcée des processus de fabrication et des systèmes logiciels. Les prochains trimestres seront cruciaux pour restaurer la confiance des marchés financiers et des consommateurs. Si les provisions de garantie continuent d’augmenter en 2026, la rentabilité à moyen terme pourrait être remise en question.
Source : Le Figaro, BFM TV, Yahoo News.



