13e vol d'essai du Starship : entre réussite technique et défis persistants

SpaceX : 13e vol d’essai du Starship, entre réussite technique et défis persistants

SpaceX a effectué vendredi son 13e vol d’essai du système Super Heavy-Starship, marquant des avancées significatives tout en soulignant des défis techniques persistants. Ce vol, bien que se soldant par un amerrissage manqué, est considéré comme une mission largement réussie.

Tôt samedi, heure française, le lanceur Starship, mesurant environ 124 mètres, a décollé de la Starbase au Texas. Propulsé par 33 moteurs Raptor fonctionnant au méthane, le Starship a généré une poussée de près de 7 260 tonnes. Ce lancement faisait suite à plusieurs reports, notamment une tentative le 16 juillet interrompue à la dernière seconde en raison d’une défaillance de quatre moteurs Raptor. Après résolution du problème, un nouveau créneau avait été fixé, puis repoussé de 24 heures à cause de nuages bas. Finalement, les conditions météorologiques ont permis un décollage sans accroc.

Ce vol constituait le deuxième test de la troisième version du Starship (V3), conçue pour corriger les erreurs du vol inaugural de mai dernier, où le booster avait raté sa cible d’atterrissage et l’étage supérieur avait subi un arrêt moteur prématuré.

Cette fois, l’ascension et la séparation des étages se sont déroulées comme prévu. Le booster a amorcé sa descente vers le golfe du Mexique, mais lors de la phase critique de freinage, seuls 10 des 13 moteurs ont redémarré, entraînant un amerrissage qualifié de « dur » par SpaceX.

Normalement, le booster se pose sur sa tour de lancement, où des bras mécaniques géants, appelés « chopsticks », le rattrapent en vol. Cependant, pour ces premiers vols de la version 3, SpaceX a choisi la prudence en optant pour un amerrissage dans le golfe du Mexique, minimisant ainsi les risques pour les infrastructures au sol.

Contrairement au booster, l’étage supérieur du Starship a rempli tous ses objectifs. Les six moteurs Raptor de l’étage supérieur ont fonctionné sans accroc durant la montée. En trajectoire suborbitale, le Starship a testé son système de largage de charge utile en libérant 20 satellites Starlink de troisième génération.

Avant sa rentrée atmosphérique, le Starship a démontré sa capacité à redémarrer un moteur Raptor en orbite, une manœuvre essentielle pour les futures missions vers la Lune. Le vaisseau a ensuite plongé dans l’atmosphère, s’est stabilisé et a effectué un amerrissage contrôlé au nord-ouest de l’Australie, un peu plus d’une heure après le décollage.

Ce 13e vol d’essai met en lumière un contraste marqué entre les deux étages de la fusée. Selon Elon Musk, le Starship montre une fiabilité croissante dans ses fonctions critiques, tandis que le booster doit encore surmonter des défis techniques lors de son amerrissage. SpaceX devra résoudre ces problèmes avant d’envisager un retour du booster vers son pas de tir.

Source : Futura Sciences.

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