Starship joue gros cette nuit : SpaceX tente plusieurs premières qui peuvent changer la suite

Starship joue gros cette nuit : SpaceX tente plusieurs premières qui peuvent changer la suite

Treize. Le chiffre porte-malheur que SpaceX doit désormais dompter, cinquante-cinq jours après l’amerrissage raté du booster de son Starship dans le golfe du Mexique. La firme d’Elon Musk retente sa chance avec la deuxième sortie de son vaisseau version 3, un lanceur haut de 124,4 mètres, développant 80 800 kilonewtons de poussée.

La fenêtre de tir de ce treizième vol d’essai de Starship s’ouvrira cette nuit du 16 au 17 juillet, à 00 h 45, heure de Paris, durant 90 minutes. Le lanceur doit corriger les anomalies du vol précédent et déployer, pour la première fois, des satellites Starlink V3 opérationnels.

Lors du vol 12, le 22 mai dernier, de légères différences dans l’allumage des moteurs du Starship avaient faussé de 90 degrés la manœuvre de retournement du Super Heavy après la séparation des étages. Cinq de ses 33 moteurs Raptor avaient ensuite refusé de se rallumer, réduisant la durée de combustion pendant la manœuvre réalisée par le premier étage pour faire demi-tour après sa séparation. Côté vaisseau, trois moteurs Raptor ont été perdus, mais l’ensemble optimisé pour le vide avait tout de même pu atteindre la trajectoire suborbitale prévue.

Qu’est-ce qui va changer pour ce 13e vol ?

SpaceX a modifié la séquence de démarrage du vaisseau et apporté des correctifs matériels au Super Heavy afin de fiabiliser le rallumage moteur.

La FAA (Federal Aviation Administration) a récemment clos son enquête le 13 juillet, validant les correctifs et autorisant le lancement de cette nuit.

La mission dans ses détails

Booster 20, deuxième exemplaire du Block 3 équipé de moteurs Raptor 3, visera un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique. Pour la première fois, l’objectif est de déployer 20 satellites Starlink V3 opérationnels, après plusieurs vols embarquant des simulateurs de masse, dont six équipés de caméras pour vérifier l’intégrité du bouclier thermique du vaisseau.

Ces satellites seront des consommables, se connectant via des liaisons laser à une station sol sud-africaine avant de se consumer dans l’atmosphère, restant en trajectoire suborbitale. Un rallumage de Raptor en vol et une rentrée contrôlée jusqu’à l’océan Indien complètent le programme du vaisseau.

Si ce lancement et son retour sont un succès, cela permettra d’ouvrir la voie à la première mise en orbite complète de Starship dès le vol 14. Ce vol pourrait également inclure la première récupération d’un étage à Starbase.

Quant aux étapes suivantes, il s’agira d’un rendez-vous orbital, avec l’amarrage et le transfert de propergols cryogéniques en apesanteur, essentiel avant l’utilisation de Starship en tant qu’atterrisseur lunaire pour le programme Artemis de la NASA.

Comme pour chaque lancement, la diffusion de la manœuvre du Starship 13 sera disponible sur le site de SpaceX ainsi que sur son compte X.

Source : Futura Sciences.

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