Starship V3 : un succès pour SpaceX malgré la chute du premier étage
SpaceX a franchi une étape importante dans l’exploitation opérationnelle de son lanceur Starship avec son treizième vol d’essai (IFT-13). Pour la première fois, la société d’Elon Musk a testé un vol avec une charge utile commerciale réelle, marquant un tournant significatif dans ses ambitions spatiales. Ce vol a été marqué par des succès notables, mais aussi par des défis techniques, notamment la perte du premier étage.
Le vol a été conçu autour de plusieurs objectifs clés, notamment :
- Le décollage et la séparation à chaud, avec une ascension propulsée par les 33 moteurs Raptor du booster Super Heavy (B20).
- Un amerrissage simulé du Super Heavy, visant un retour contrôlé dans le golfe du Mexique.
- Le déploiement de 20 satellites Starlink V3, une première pour le second étage.
- La validation du rallumage d’un moteur Raptor en microgravité, essentiel pour les futures missions orbitales.
- Une rentrée et un amerrissage doux au-dessus de l’océan Indien.
L’architecture de ce vol, le Starship V3, a été conçue pour des missions commerciales et les futures missions lunaires du programme Artemis de la NASA. Avec une hauteur totale de 124,4 mètres, le Super Heavy me 72,3 mètres et le Starship 52,1 mètres. Le poids total au décollage atteint 5 525 tonnes, avec une poussée opérationnelle d’environ 8 200 tonnes.
Cependant, le vol n’a pas été exempt de complications. Le booster Super Heavy a rencontré des difficultés lors de sa descente, avec seulement 8 moteurs Raptor redémarrant lors de la séquence d’allumage final, entraînant sa destruction à l’impact avec l’eau. En revanche, l’étage supérieur Starship a démontré des performances solides, réussissant à déployer les satellites, à rallumer un moteur en microgravité, et à effectuer un amerrissage contrôlé.
Ce vol représente une avancée significative pour SpaceX, prouvant que le système est de plus en plus apte à transporter des charges utiles massives, bien que la réutilisation du Super Heavy nécessite encore des ajustements.
Source : Les Numériques.
