En RDC, la question de la souveraineté populaire

Réforme constitutionnelle en RDC : débat sur la souveraineté populaire

La réforme constitutionnelle en République Démocratique du Congo (RDC) suscite de vives controverses. L’opposition critique ce projet, le qualifiant de manœuvre du président Félix Tshisekedi pour briguer un troisième mandat consécutif. Cependant, certains partisans soutiennent qu’il pourrait renforcer la souveraineté populaire, tandis que d’autres craignent qu’il ne soit en contradiction avec la Constitution.

Les défenseurs de la réforme affirment qu’elle vise à renforcer la voix du peuple. À Kinshasa, des juristes comme Maria Eloyi estiment que toute modification de la Constitution devrait passer par un référendum, garantissant ainsi l’expression démocratique. Elle déclare : « Nul ne peut passer outre cette procédure ».

Loin des préoccupations réelles de la population

Cette position trouve écho chez certains Congolais. Placide Lukeka, jeune Kinois, exprime son soutien à la réforme, affirmant avoir « toujours attendu ce genre d’initiative ». Il considère que le changement constitutionnel pourrait apporter des bénéfices significatifs à la nation.

En revanche, d’autres, comme Ange Aloki, estiment que le débat sur le référendum ne répond pas aux urgences actuelles du pays. Elle déclare : « Il y a d’autres urgences dans le pays, on pourrait mieux se focaliser sur ça ».

Débat juridique

Le texte de la réforme soulève également des questions juridiques. De nombreux spécialistes soulignent que la souveraineté populaire doit s’exercer dans le cadre défini par la Constitution. Godefroy Mwanabwato, avocat au barreau de la Tshopo, espère que la Cour constitutionnelle examinera ce projet et pourra annuler les dispositions inconstitutionnelles.

Sur le plan politique, l’opposition a quitté la plénière lors de l’examen de cette loi. Ses leaders ont organisé des manifestations, dont une ville morte le 3 juin et un sit-in prévu pour le 13 juin.

Source : DW

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