Souveraineté numérique : pourquoi et comment réduire sa dépendance aux hyperscalers américains

Souveraineté numérique : pourquoi et comment réduire sa dépendance aux hyperscalers américains

L’utilisation croissante des outils numériques américains, tels que Gmail, Google Drive, Microsoft Teams et ChatGPT, a engendré une dépendance significative des organisations européennes. Cette situation, souvent invisible, s’est construite progressivement, avec des comptes créés et des abonnements souscrits, jusqu’à ce que l’ensemble de la chaîne de travail repose sur des services externes.

Contexte factuel

Le contexte géopolitique actuel, marqué par des tensions et des décisions politiques imprévisibles, a transformé le numérique en un levier de pression économique entre États. La question se pose désormais de savoir ce qu’il adviendrait si l’accès à ces services était restreint ou soumis à de nouvelles conditions. Les organisations doivent donc envisager des alternatives pour reprendre le contrôle sur leurs outils et données.

Données ou statistiques

Les infrastructures cloud sont exposées aux décisions politiques et commerciales des grandes puissances. Des lois comme le Cloud Act américain, adopté en 2018, permettent aux autorités américaines d’accéder aux données stockées par des entreprises américaines, même si ces données se trouvent en Europe. Une étude de l’Asterès pour le Cigref révèle que 264 milliards d’euros sont dépensés chaque année par les Européens auprès des hyperscalers américains, illustrant ainsi le déséquilibre économique. Par exemple, la Suisse, avec ses 9 millions d’habitants, représente le 10e marché mondial de Microsoft.

Conséquence directe

Cette dépendance conduit à des risques de conformité et de confiance, notamment pour les secteurs manipulant des données sensibles. De plus, le coût de cette dépendance est également économique, car les entreprises se retrouvent dans une position de « vendor lock-in », où elles ne peuvent pas refuser les hausses de tarifs annuelles faute d’alternatives viables.

Source principale : Cigref

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