Plus qu'une question d'indépendance, la souveraineté numérique relève de la maîtrise des dépendances

Souveraineté numérique : vers une maîtrise des dépendances

L’idée d’un système d’information totalement souverain suscite des interrogations dans un écosystème numérique mondialisé. La dépendance aux grandes entreprises américaines et les tensions géopolitiques rappellent que nos infrastructures numériques reposent sur des chaînes de valeur largement globalisées. Face à cela, la recherche d’une souveraineté numérique complète semble séduisante mais complexe.

Contexte factuel

La souveraineté numérique est souvent remise au goût du jour lors des crises technologiques. Les récentes évolutions, comme le rachat de VMware par Broadcom et l’essor de l’intelligence artificielle, illustrent la dépendance de l’Europe envers des acteurs non-européens. En effet, une part significative des unités de traitement graphique (GPU) utilisées dans l’IA provient de Nvidia, soulignant ainsi la vulnérabilité de l’Europe dans ce domaine.

Données ou statistiques

Le rapport Draghi sur la compétitivité européenne a mis en avant l’importance de réduire cette dépendance technologique, en soulignant que les composants essentiels, tels que les processeurs et les systèmes d’exploitation, sont dominés par quelques acteurs internationaux.

Conséquence directe

Ainsi, il apparaît que la souveraineté numérique ne se limite pas à l’élimination des dépendances, mais nécessite une hiérarchisation et une compréhension approfondies de celles-ci, afin de réduire les risques pour la continuité des activités des organisations.

Source principale : Rapport Draghi sur la compétitivité européenne.

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