Soudan du Sud : deux Casques bleus tués dans une embuscade, l’ONU redoute une nouvelle escalade des violences

Publié le 25 août 2026 à 21h19 – Dernière mise à jour le 25 août 2026 à 21h19

Deux Casques bleus éthiopiens ont été tués et trois autres blessés dans une embuscade contre une patrouille de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS), lundi 24 août dans l’État de Jonglei. Deux policiers sud-soudanais et deux membres du personnel civil de l’ONU ont également été blessés. Cette attaque survient alors que les affrontements entre forces gouvernementales et groupes armés liés à l’opposition connaissent une recrudescence inquiétante dans le pays.

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Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, est le plus jeune État du monde. Illustration générée par IA © Destimed.

La patrouille de la MINUSS se dirigeait vers Pajut, dans l’État de Jonglei, lorsqu’elle a été attaquée par des individus armés non identifiés. Deux Casques bleus éthiopiens ont perdu la vie, et sept autres personnes ont été blessées. En réponse, la MINUSS a envoyé une force de réaction rapide pour sécuriser la zone et permettre les opérations d’urgence. Les blessés ont été évacués par voie aérienne et reçoivent des soins médicaux, leur état étant stable.

Guterres condamne une attaque « dans les termes les plus forts »

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a fermement condamné cette attaque, présentant ses condoléances aux familles des victimes et à leurs gouvernements. « Une telle violence meurtrière visant le personnel de la MINUSS, dont le rôle est de favoriser la paix au Soudan du Sud, est inacceptable », a déclaré Anita Kiki Gbeho, représentante spéciale du Secrétaire général et cheffe de la Mission. Guterres a également souligné que les attaques contre les Casques bleus « peuvent constituer des crimes de guerre », appelant à une enquête rapide et approfondie pour identifier et traduire en justice les auteurs.

Le Jonglei au cœur d’un regain de violences

Cette attaque intervient dans un contexte de forte tension au Soudan du Sud, où les affrontements entre les forces gouvernementales et des groupes armés liés à l’opposition se sont intensifiés ces derniers mois, notamment dans l’État de Jonglei. La MINUSS, créée en 2011, a pour mission de protéger les populations civiles et de soutenir le processus de paix. Plus de 160 de ses membres ont perdu la vie depuis sa création. Le Soudan du Sud, qui a déclaré son indépendance en 2011, a sombré dans la guerre civile en 2013, deux ans après. Malgré l’accord de paix signé en 2018, le pays continue de faire face à une instabilité chronique. La reprise des combats soulève des craintes de nouveaux déplacements de populations et d’une aggravation de la situation humanitaire déjà critique. Les Nations unies rappellent une nouvelle fois aux parties impliquées l’importance de respecter leurs engagements et d’asr la protection des civils.

Anna CHAIRMANN (source Nations-unies)

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