Soudan : Appel à l’arrêt des attaques des Forces de soutien rapide à El-Obeid
Dans un communiqué conjoint publié le 23 juin 2026, sept pays européens ont exigé que les paramilitaires soudanais des Forces de soutien rapide (FSR) mettent fin immédiatement à leurs attaques contre la ville d’El-Obeid, capitale du Kordofan du Nord, actuellement sous le contrôle de l’armée. Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Irlande, la Norvège et les Pays-Bas ont exprimé des préoccupations quant à des « signes crédibles d’une offensive imminente ».
Depuis douze jours, les FSR concentrent des renforts autour d’El-Obeid, qui subit des frappes quotidiennes et intensives. Cette escalade de la violence a suscité des inquiétudes au sein de la communauté internationale, qui craint des atrocités similaires à celles observées à El-Fasher. Après des déclarations de l’Union européenne, de l’Union africaine, de l’ONU et des États-Unis, ces sept pays européens ont appelé à une action collective.
Les gouvernements européens ont souligné que « des frappes répétées de drones sur El-Obeid ont tué des civils et provoqué des pénuries de carburant, de nourriture et d’eau ». Ils ont également insisté sur la nécessité d’asr un accès humanitaire sécurisé et sans entrave pour les civils.
El-Obeid est devenue l’épicentre du conflit au Soudan, souffrant d’une grave crise humanitaire avec des infrastructures essentielles, telles que les centrales électriques et les stations d’eau, ciblées par les frappes aériennes. Selon le réseau des médecins soudanais, un camp de réfugiés a été attaqué, entraînant la mort de deux personnes et blessant une dizaine d’autres, y compris des enfants.
Les conséquences de cette situation sont alarmantes. Le président du Parti du peuple soudanais a averti que la prise d’El-Obeid par les FSR pourrait entraîner la fin du Soudan tel que nous le connaissons, menaçant une séparation entre le Kordofan et le Darfour.
Source : RFI
