Sondage : le complotisme sur le 11-Septembre séduit d’abord les jeunes Américains
À l’approche du vingt-cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, l’institut YouGov a réalisé une enquête auprès des Américains concernant leur mémoire de cet événement et les théories du complot qui l’entourent. Trois quarts des participants se souviennent de l’endroit où ils se trouvaient lors de l’annonce des attentats, et 81 % d’entre eux affirment s’en souvenir « très clairement ».
Les jeunes âgés de 18 à 29 ans, qui n’ont pas vécu les attaques, sont néanmoins la tranche d’âge la plus encline à croire aux théories conspirationnistes. Par exemple, 36 % d’entre eux croient à la thèse de la « démolition contrôlée » des tours du World Trade Center, contre seulement 15 % des personnes de plus de 65 ans. De même, 35 % des jeunes pensent que l’État d’Israël a été impliqué dans les attentats, une opinion partagée par seulement 5 % des seniors. En ce qui concerne l’idée que le gouvernement américain aurait orchestré les attaques, 27 % des 18-29 ans y adhèrent, contre 9 % des personnes âgées.
Dans l’ensemble de la population, environ 23 % croient à la théorie de la démolition contrôlée, 18 % à l’implication d’Israël et 18 % à la responsabilité directe des États-Unis dans les attentats. Une affirmation divise également les opinions : 39 % des Américains pensent que « des responsables américains étaient au courant des attentats et les ont laissés se produire », tandis qu’un nombre égal conteste cette idée.
Il est à noter que ces croyances transcendent les lignes partisanes habituelles, avec des taux similaires d’adhésion à la théorie de l’« inside job » parmi les démocrates (16 %) et les républicains (15 %). Les différences d’âge et de niveau d’éducation semblent jouer un rôle significatif dans l’adhésion à ces théories, les diplômés du supérieur rejetant la thèse de la démolition contrôlée à 74 %, contre 49 % chez les non-diplômés.
Enfin, 40 % des sondés pensent que des « responsables du gouvernement saoudien » ont été impliqués dans les attaques, tandis que 38 % jugent que Saddam Hussein était impliqué, une idée qui trouve un écho plus fort chez les républicains et les personnes âgées.
Enquête réalisée en ligne du 20 au 23 août 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 098 Américains majeurs (marge d’erreur : plus ou moins 4,1 points). Source : YouGov.

