Sommet franco-italien à Antibes : transports, défense et coopération au cœur des accords
Le 36e sommet franco-italien s’est tenu jeudi 25 juin à Antibes, où Emmanuel Macron et Giorgia Meloni ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération entre la France et l’Italie. Plusieurs accords ont été signés, notamment dans les domaines des transports transfrontaliers, de la défense et des infrastructures ferroviaires.
Antibes a accueilli cette rencontre, qui a débuté par une visite du musée Picasso, suivie d’entretiens à la Villa Eilenroc. Ce sommet marque le premier depuis 2020 et le premier organisé depuis l’arrivée de Giorgia Meloni à la tête du gouvernement italien en 2022. Il s’inscrit dans la continuité du traité du Quirinal, entré en vigueur en 2023, visant à renforcer la collaboration entre les deux pays.
Neuf ministres de chaque gouvernement ont participé aux discussions, accompagnés de représentants économiques lors d’un forum au Cannet. Les thèmes abordés comprenaient la défense, les transports, l’énergie, les infrastructures, le spatial et le nucléaire.
À l’issue des échanges, Emmanuel Macron a déclaré : « Je suis très content de ce que nous avons réussi à construire et de ce qui ressort de ce sommet. Nous croyons dans la force de la coopération bilatérale. Nous avons une approche commune. »
Des avancées pour les transports transfrontaliers
Le sommet a permis plusieurs annonces concernant les mobilités entre la France et l’Italie. Les deux États ont signé une déclaration d’intention sur le développement de l’axe ferroviaire Marseille-Nice-Gênes, projet intégré aux priorités du futur Mécanisme pour l’interconnexion en Europe 2028-2034. Ce projet vise à moderniser cette liaison et à ouvrir de nouvelles perspectives de financements européens pour la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur.
La France et l’Italie ont également confirmé leur engagement pour l’achèvement du tunnel de Tende avec deux tubes distincts. Le lancement de l’appel d’offres pour la rénovation du tunnel historique est attendu durant l’été 2026, facilitant ainsi les échanges dans la vallée de la Roya.
Des travaux de modernisation de la ligne ferroviaire Coni-Breil-Vintimille ont également été évoqués, avec l’objectif de retrouver une vitesse d’exploitation de 80 km/h d’ici 2030. Par ailleurs, la relance de l’autoroute ferroviaire alpine entre Aiton et Orbassano est prévue, favorisant le transport de marchandises par rail.
La France et l’Italie ont réaffirmé leur soutien au projet Lyon-Turin, dont la mise en service est prévue pour la fin de l’année 2033.
Philippe Tabarot, ministre des Transports, a salué ces décisions, affirmant que ces avancées illustrent la volonté commune des deux pays de renforcer leurs infrastructures de transport transfrontalières et de favoriser la décarbonation des modes de transport.
Questions de défense
Les discussions ont également abordé les questions de défense, avec l’annonce par les deux pays de leur intention de lancer une coalition multinationale à l’issue du mandat de la Finul pour renforcer la souveraineté du Liban. Emmanuel Macron a précisé que cette coalition serait mise en place en coordination avec l’Union européenne et les Nations unies, visant à empêcher que le Liban ne devienne un point d’appui à une escalade régionale.
Giorgia Meloni a ajouté que l’Italie et la France peuvent faire une différence significative, soulignant la nécessité d’une présence internationale pour éviter un vide sécuritaire.
Source : NicePremium.
