Sommet du G7 : Évian, une petite ville habituée à être le centre du monde

Sommet du G7 : Évian, une petite ville habituée à être le centre du monde

Connu en France pour sa source d’eau, Évian est aussi une ville de référence lorsqu’il s’agit de tenir un sommet international. Ce lundi 15 juin s’y ouvre le sommet du G7 durant lequel la commune de 9 000 habitants accueille les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la France ainsi que l’Union européenne pour discuter des crises et de la coopération internationale.

Des sommets historiques depuis 1938

Depuis 1938, la ville de Haute-Savoie a pris l’habitude d’héberger ce genre d’événements. Cette année-là, elle reçoit une conférence internationale organisée par le président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, consacrée à la situation des réfugiés, principalement juifs, fuyant l’Allemagne nazie et l’Autriche annexée. Le 18 mars 1962, Évian donne son nom à des négociations bien connues : les accords d’Évian, qui marquent le début du cessez-le-feu et, dans les mois suivants, l’indépendance de l’Algérie.

Un emplacement stratégique

Les rencontres d’Évian s’y tiennent également tous les ans depuis 1992, réunissant des chefs d’entreprises françaises et allemandes pour renforcer les liens économiques entre les deux pays. La ville avait déjà été choisie pour accueillir le G8 (ancien nom du G7 avant la suspension de la Russie en 2014) en juin 2003. Si Évian-les-Bains a de nouveau été choisie pour accueillir le G7 de 2026, c’est notamment pour sa localisation stratégique. Nichée entre les montagnes, le lac Léman et la frontière suisse, la ville serait « facile à sécuriser », explique sa maire, Josiane Lei.

L’Élysée met également en avant son expérience des « grands rendez-vous internationaux » et la « portée symbolique » de ce choix. Évian est située en face de la Suisse, pays neutre et « capitale du multilatéralisme » et de la paix, avec l’Office des Nations unies à Genève.

Des voix divergentes

Le choix de la ville thermale alpine ne fait toutefois pas l’unanimité. Guy Parmelin, le président de la Confédération suisse, avait exprimé, dans une lettre qui a fuité, « tout le mal » qu’il pense de l’organisation du G7 à Évian-les-Bains. L’édition précédente dans la ville avait provoqué des émeutes entre manifestants altermondialistes et forces de l’ordre, entraînant d’importants dégâts, notamment à Genève et Lausanne.

Source : La Croix

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