Sommet de l’OTAN à Ankara : enjeux cruciaux pour l’Europe et l’Ukraine
À la veille de l’ouverture du sommet de l’OTAN à Ankara, la Russie a intensifié ses attaques sur Kiev, tuant au moins 14 personnes. Ces frappes, marquées par la réussite de 23 missiles balistiques, soulignent la vulnérabilité de l’Ukraine, qui peine à intercepter ces menaces en raison d’un manque de missiles intercepteurs.
La situation actuelle met en lumière les défis auxquels l’Ukraine fait face alors qu’elle tente de renverser le cours du conflit, notamment en ciblant des infrastructures en Russie. Ce contexte alarmant appelle à une réponse forte de la part des alliés européens.
L’Élysée insiste sur la nécessité pour les Européens de se réarmer pour garantir leur sécurité, surtout dans un climat où les États-Unis réduisent leurs capacités militaires en Europe. Les craintes grandissent quant à une éventuelle décision de Donald Trump de ne pas soutenir militairement les pays alliés en cas d’agression russe.
Les membres de l’OTAN, à l’exception des États-Unis, ont déjà prévu d’augmenter leurs dépenses militaires de 122 milliards d’euros d’ici 2025. Au sommet, l’OTAN devrait s’engager à fournir un soutien à l’Ukraine de 70 milliards d’euros pour 2026 et 2027, principalement financé par des pays européens. Ce soutien vise à renforcer la position de l’Ukraine dans d’éventuelles négociations futures avec la Russie.
La dynamique actuelle de l’OTAN, qui avait été qualifiée de « mort cérébrale » par le président français Emmanuel Macron en 2019, semble désormais retrouver une nouvelle vitalité. Le Conseil européen pour les relations internationales (ECFR) propose un modèle de défense européen qui reste opérationnel même avec une participation américaine minimale.
Le sommet à Ankara pourrait également renforcer la position du président turc Recep Tayyip Erdogan sur la scène internationale, malgré ses dérives autocratiques. La Turquie, avec son armée significative et ses relations avec Trump, se positionne comme un acteur clé dans la stratégie de l’OTAN.
Source : L’Alsace