Le sommet de la Cédéao s’ouvre à Freetown avec la promesse de redéfinir les rôles de l’organisation
Une douzaine de chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Cédéao se réunissent ce dimanche 19 juillet à Lungi, près de Freetown en Sierra Leone. Ce sommet, qui fait suite à une semaine de réunions préparatoires, devrait aboutir à des décisions politiques majeures concernant la sécurité régionale, la gouvernance démocratique et l’intégration économique. Le général Birame Diop, ancien ministre sénégalais de la Défense, est pressenti pour devenir le nouveau président de la Commission.
Selon Melvin Mansaray, analyste politique sierra-léonais, ce sommet est « un moment où la Cédéao redéfinit ce qu’elle est ». La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest fait face à des défis importants, tels que l’insécurité croissante, les coups d’État et une intégration régionale affaiblie.
Les discussions porteront notamment sur la sécurité, avec l’émergence de groupes armés dans la région. Les chefs d’État envisagent de renforcer la coopération régionale, notamment par la création d’une force de la Cédéao capable de maintenir la paix et d’intervenir en cas de crise. Un autre point à l’ordre du jour est le resserrement des relations avec l’Alliance des États du Sahel, qui comprend le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
Le projet de monnaie unique, l’Eco, souvent reporté, sera également abordé. Idris Mahmoud Tarawallie, universitaire sierra-léonais, souligne que les attentes sont particulièrement fortes dans le pays hôte, qui a des liens historiques avec la Cédéao, notamment par le biais de l’Ecomog, la force militaire régionale ayant contribué à mettre fin à la guerre civile.
Enfin, l’élection du nouveau président de la Commission de la Cédéao sera un autre moment clé de cette rencontre. Le général Birame Diop pourrait remplacer l’actuel titulaire, alors que deux chefs d’État, Mamadi Doumbouya de Guinée et Romuald Wadagni du Bénin, participent pour la première fois à ce sommet.
Ce sommet représente une occasion cruciale pour la Cédéao de démontrer sa capacité à répondre aux crises qui affectent la région ouest-africaine.
Source : RFI
