La ferme le Petit monde de Lily rouvre grâce à la solidarité locale
Fermée durant près de quatre mois après les dégâts de la tempête Nils, la ferme pédagogique le Petit monde de Lily en Sud-Gironde a enfin pu rouvrir. Un sauvetage rendu possible par un immense élan de solidarité qui a permis de remettre le site en état et de sauver les animaux.
« On peut rentrer ! » Devant le Petit monde de Lily, ces cris d’enfants impatients n’avaient plus résonné depuis la mi-février. Postée à l’accueil, Aurélie Garcia retrouve le sourire et son public d’habitués. Le 12 février dernier, la tempête Nils a emporté de nombreux arbres, causant des dégâts importants et obligeant cette ferme pédagogique à fermer, sans certitude de pouvoir rouvrir un jour. « L’espace restauration, les tentes, les jeux, le cabanon d’accueil, le cabanon d’outils, tout était complètement sous les arbres », se souvient la propriétaire.
Sur place, Aurélie Garcia a retrouvé des animaux apeurés, notamment une quinzaine de chèvres traumatisées par le déchaînement des éléments. « Quand on est arrivé, on ne savait pas si on avait encore des animaux vivants », raconte-t-elle. Saines et sauves, les chèvres sont restées marquées par cet événement climatique extrême, se cachant dans leurs cabanes.
Pour faire face aux coûts des réparations, Aurélie Garcia a lancé une cagnotte en ligne, récoltant près de 7 000 euros, complétés par 12 000 euros d’indemnités d’assurance, permettant ainsi de couvrir près des deux tiers des dépenses nécessaires à la remise en état du site. En plus des contributions financières, elle a pu compter sur l’aide de bénévoles locaux, mobilisés pour déblayer les débris.
Cet élan de solidarité a convaincu Aurélie Garcia de rouvrir son établissement. « Je m’attendais à une ou deux personnes, et quand vous voyez les gens arriver pour vous soutenir, vous pleurez et vous dites juste merci », affirme-t-elle.
Depuis le 1er juin, les animaux sont à nouveau visibles du public, pour le plus grand bonheur des visiteurs. Aurélie Garcia espère retrouver le calme relatif de sa ferme pédagogique, qui accueillait entre 40 et 60 visiteurs quotidiens avant la tempête. Les dégâts subis, estimés à 10 000 euros, ont retardé certains projets, comme l’arrivée de nouveaux animaux.
Source : France 3 Aquitaine
