À Belle-Île, les soins palliatifs à domicile : un choix de vie face à la maladie
Ce matin de fin juin 2026, Sylvie Nys, 53 ans, tire les rideaux de son salon et branche un ventilateur pour se rafraîchir. Sur Belle-Île, comme dans le reste de la France, la canicule s’installe. Elle ne sort que tôt le matin pour profiter de l’air frais dans le petit bois près de sa maison. Diagnostiquée d’un cancer agressif, elle a d’abord refusé l’hospitalisation à domicile (HAD) proposée par son médecin au début de l’hiver 2025, une option qui vise à offrir plus de confort aux patients nécessitant des soins lourds.
« Je me suis dit : mais enfin ! Je n’en suis pas rendue là ! Je vis seule mais ne suis pas isolée, je suis entourée d’amis et de voisins, et je suis autonome ! », déclare-t-elle. Malgré la maladie, Sylvie continue de profiter des plaisirs simples de la vie, comme déguster une brioche sur le port ou se promener le long de la côte dentelée.
Originaire du nord de la France, elle a déménagé sur cette île il y a six ans pour un poste de manageuse dans un supermarché local. La maladie a mis un terme à cette aventure, mais elle refuse de retourner sur le continent pour ses soins. Actuellement sous son cinquième protocole médicamenteux, Sylvie affirme : « Je me battrai jusqu’au bout, car tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. »
Les soins palliatifs à domicile, bien que parfois perçus comme une ultime option, représentent une alternative de vie pour de nombreux patients, leur permettant de rester dans un environnement familier entouré de leurs proches.
Source : La Vie
